Qui doit tailler le lierre, vous ou votre voisin(e)?

23-05-17

Un treillis couvert de lierre se dresse au niveau de la séparation entre votre parcelle de terrain et celle de votre voisin. Vous constatez que votre voisin néglige de tailler régulièrement le lierre. Quels sont vos droits ?

Le lierre pousse particulièrement vite et peut se mettre à proliférer. Mais que pouvez-vous faire si vous entretenez bel et bien un écran de lierre de votre côté alors que votre voisin ne le fait pas ?

Clôture commune

Si le treillis couvert de lierre est commun, alors chacun d’entre vous doit entretenir son côté. Vous pouvez donc attendre de votre voisin qu’il fasse le nécessaire pour tailler le lierre de son côté du treillis. Si votre voisin ne le fait pas, cela ne fait pas seulement désordre. Ne pas élaguer le lierre peut aussi causer des dégâts à la clôture (par exemple parce que le treillis s’affaisse ou se rompt sous le poids du lierre).

Votre voisin ne l’entretient pas

Si votre voisin n’assure pas l’entretien requis, alors vous pouvez d’abord lui demander poliment de faire le nécessaire. Si cela ne marche pas, vous pouvez lui adresser une lettre recommandée par laquelle vous le mettez en demeure de faire le nécessaire et vous le tenez pour responsable des dégâts éventuels.

Si cela reste en vain, alors entamez une procédure en conciliation auprès du juge de paix. Une telle procédure est gratuite. Vous n’avez pas besoin de consulter un avocat pour ce faire. Si cette action reste elle aussi sans succès, alors il vaut mieux faire appel à un avocat.

Votre clôture

Si la clôture n’est pas commune mais n’appartient qu’à vous seul, alors vous devez entretenir les deux côtés. Si vous devez accéder à la parcelle de votre voisin pour ce faire, vous en avez le droit (lisez davantage à ce sujet ici). Demandez toutefois d’abord son autorisation. Veillez toutefois dans ce cas à ce que la clôture se situe à au moins 50 centimètres de la séparation, à moins que votre voisin ne soit d’accord pour que le lierre soit planté plus près de celle-ci.

par Jan Roodhooft, avocat (www.ra-advocaten.be)