Coronavirus : 5 conseils pour vivre en kot !

09-10-20

Alors que des milliers d’étudiants viennent d’entamer la nouvelle année académique, pour beaucoup d’entre eux, vivre dans un kot en pleine crise sanitaire représente un sacré défi.

Il suffit pourtant de suivre quelques recommandations pour vivre en communauté, tout en respectant ce qu’on appelle désormais les gestes barrières et autres règles de distanciation physique.

Toon Dirckx, spécialiste des logements étudiants chez Quares Student Housing qui loue des logements aux étudiants à Anvers, Gand, Bruxelles et Liège, propose cinq tips afin de mieux faire face à la coronaphobie qui règne dans les kots en ce début d’année universitaire.

Veillez à disposer d’une connexion internet performante

Pouvoir accéder à internet partout et tout le temps semble une évidence. Pourtant, si les étudiants passent désormais beaucoup plus de temps chez eux ou dans leur kot, et qu’ils sont contraints de suivre un bon nombre de cours en ligne, des problèmes de connexion peuvent survenir, surtout dans les petites habitations divisées en plusieurs unités qui disposent rarement d’une connexion performante.

Pour Toon Dirckx, « un abonnement internet à bas débit est insuffisant si 8 étudiants suivent un cours en streaming en même temps. Assurez-vous donc de disposer d’une connexion suffisante, ou demandez au propriétaire de faire en sorte que la connexion le soit afin que vous puissiez suivre les cours en ligne sans rencontrer de problème. »

Mettez-vous d’accord sur des règles claires quant à l’usage de la cuisine

Rester chez soi, c’est aussi manger plus souvent à la maison. « Dès le début de l’année scolaire, mettez-vous d’accord sur toute une série de règles relatives à l’usage de la cuisine, car il ne sera pas facile de la garder propre tous les jours. Faites un planning clair en attribuant une tâche à chaque personne, et affichez-le dans la cuisine commune », recommande l’expert.

« D’un autre côté, la situation actuelle peut aussi être l’occasion de cuisiner ensemble tout en restant dans sa bulle “kot”, dans une ambiance conviviale et agréable. Si vous mangez avec vos cokoteurs, pensez à ouvrir une fenêtre si cela est possible. Veillez également à ce qu’il y ait au moins deux flacons de gel désinfectant dans la cuisine, utilisez-les souvent, et maintenez une distance physique suffisante. »

Respectez votre bulle

« Les étudiants avec lesquels vous partagez la cuisine ou d’autres espaces sont généralement au nombre de 8. Ils font partie de ce qu’on peut appeler votre bulle “kot”. Il s’agit là d’une alternative à votre bulle familiale. Vous pouvez manger, cuisiner et vous amuser ensemble. Des activités sont également organisées dans les salles polyvalentes communes du bâtiment pour tous les étudiants qui y vivent. Il faut toutefois limiter les contacts entre les différentes bulles “kot” du bâtiment. Les soirées dans les kots avec des personnes extérieures restent interdites tant que le système des codes de couleur seront d’application. Les visiteurs externes ne sont pas autorisés dans les espaces communs, mais si vous devez accueillir des visiteurs, par exemple pour un travail de groupe, portez un masque buccal et aérez bien la pièce », poursuit Toon Dirckx.

Ayez un œil attentif sur vos factures

« Si vous suivez les conseils des virologues et restez dans votre kot le week-end, attendez-vous à une augmentation de votre consommation d’énergie », ajoute Dirckx. « Pensez à l’énergie supplémentaire pour le chauffage, l’eau, la machine à laver, etc. Utilisez l’eau et l’électricité avec parcimonie. La note peut vite augmenter, surtout dans les anciens bâtiments où le chauffage fonctionne encore à l’électricité. Évitez les mauvaises surprises en vérifiant le montant des provisions que vous payez. »

Soyez solidaire !

« Pour que l’année académique se déroule au mieux, les universités évalueront constamment l’adéquation des locaux pour les cours, indépendamment des codes de couleur. Il est donc conseillé de consulter chaque matin son agenda, afin de vérifier si les cours sont organisés en présentiel ou non. Tout le monde ne vérifiera pas forcément. On ne peut donc que conseiller de faire preuve de solidarité. Un groupe Whatsapp ou Facebook est toujours utile pour se tenir mutuellement informé de l’organisation des cours », conclut l’expert.