Dépolluer son jardin avec du… cannabis : l’idée du siècle ?

10/08/2021

L’environnement industriel, l’usage de pesticides et les résidus de métaux utilisés par l’agriculture peuvent largement polluer votre sol. De là à se dire que les fruits et légumes de votre potager ne sont peut-être pas si sains que cela, il y a un pas… Comment savoir si votre sol est pollué ? Si c’est le cas, des chercheurs d’UCLouvain proposent une solution assez insolite.

Matteo Paganello

Pour savoir si votre terre est apte à accueillir un potager, le plus simple est de faire une analyse de votre sol. De nombreux laboratoires et jardineries pourront vous aider à ce sujet. Si les résultats ne sont guère concluants, plusieurs possibilités s’offrent à vous :

  • L’excavation, mais c’est un procédé qui n’est pas toujours respectueux de l’environnement.
  • Prendre le temps: si les dégâts ne sont pas trop importants, quelques années peuvent suffire à l’épuration naturelle de votre sol.
  • Couvrir la terre de compost sur une base annuelle.
  • Utiliser un accélérateur bio.

A ce dernier sujet, le journal Le Soir rapporte que des chercheurs de l’UCLouvain ont considéré le chanvre comme une solution efficace pour la dépollution des sols. « De nombreuses études s’accordent pour dire que le chanvre possède toutes les caractéristiques attendues pour décontaminer les sols. Il a non seulement la capacité d’absorber les métaux lourds, mais surtout de supporter le fait de pouvoir les extraire » explique Marie Luyckx, doctorante à l’UCLouvain.

Théoriquement, le chanvre paraît donc idéal pour dépolluer les sols mais en pratique, les résultats furent toutefois moins impressionnants : selon que le sol soit sablonneux ou argileux, le chanvre peut perdre en efficacité. L’expérience n’en reste pas moins concluante, d’autant que le secteur pharmaceutique considère davantage le chanvre pour des usages thérapeutiques.

Est-ce permis ?

En l’état actuel des choses, il est toutefois interdit au particulier de cultiver le cannabis (la culture d’un seul plant femelle est toutefois décriminalisée). Les agriculteurs sont soumis à des règles strictes et ne peuvent cultiver qu’un chanvre à la teneur en THC inférieure à 0,2%.