Acheter un bien immobilier d’investissement ? Voici les aspects à prendre en compte

28/07/2020

Laisser votre argent à la banque ne produit aujourd’hui plus de rendement. Il est donc préférable de placer vos économies ailleurs. Par exemple en investissant dans l’immobilier. Vous possédez déjà une maison mais songez à acheter un bien d’investissement ? Dans ce cas, il faudra prendre en compte certains aspects et coûts.

Conditions bancaires plus strictes

Si vous décidez acquérir un bien d’investissement, sachez alors qu’il vous faudra disposer de fonds propres confortables. Au début de l’année, les règles en matière d’achat de biens immobiliers ont été durcies et c’est donc bien sûr aussi le cas pour les biens d’investissement. Quiconque achète une seconde résidence pour la louer doit apporter en fonds propres 20% de la valeur du prix d’achat. Certaines banques font toutefois encore une exception et ramènent le pourcentage de fonds propres à 10%.

Attention aux coûts supplémentaires

Vous avez trouvé un bien idéal que vous désirez acquérir afin de le louer ? Très bien ! Mais, en plus du prix d’achat, n’oubliez pas de prendre en compte les frais d’enregistrement. Leur montant est un pourcentage du prix d’achat et il varie en fonction qu’il s’agisse d’un premier bien ou d’un bien secondaire. Depuis cette année, en Flandre, le coût est de 6% pour l’achat de votre première habitation. En revanche, dans cette Région, les droits d’enregistrement d’un bien d’investissement grimpent à 10%. Concrètement, si vous achetez un bâtiment pour 250.000 €, vous devrez donc payer 8.000 € de droits d’enregistrement s’il s’agit de votre première habitation, mais il faudra débourser 25.000 € dans le cas d’une seconde résidence ou d’un bien d’investissement. Et il faudra aussi tenir compte des autres coûts, comme l’assurance incendie, les rénovations, etc.

N’oubliez pas les impôts

Chaque année, vous devrez payer une taxe foncière sur votre propriété. Celle-ci est calculée en fonction du revenu cadastral du bien. Dans le cas d’un bien d’investissement, vous devez indiquer chaque année au fisc le montant de ce revenu cadastral. Le fisc va alors indexer ce montant et l’augmenter de 40%. Et si vous louez votre bien à des fins professionnelles, vous devrez déclarer les revenus locatifs nets. Ce montant s’ajoutera alors à vos autres revenus et sera imposé sur base de la tranche la plus élevée dans laquelle se situe votre revenu. Enfin, dans certaines communes et ville, vous devrez aussi payer des impôts locaux : une taxe supplémentaire est en effet prélevée sur les résidences secondaires. Ce n’est heureusement pas le cas partout.

De bonnes nouvelles

Lorsque vous souscrivez un prêt pour une résidence secondaire, vous pouvez heureusement toujours profiter d’une réduction d’impôt, celle liée à l’épargne à long terme, qui vous permettra de déduire jusqu’à 2.390 € de vos revenus. Mais attention : ce panier contient également les dépenses liées à l’épargne à long terme classique.