5 mythes sur la conservation du vin !

11-09-20

Quoi de plus frustrant qu’une bonne bouteille de vin qui tourne au vinaigre… Entre la température, l’humidité et l’obscurité, bien des paramètres contribuent à ce qu’un vin vieillisse dans les meilleures (ou les pires) conditions. On décortique avec vous 5 mythes sur la conservation du vin.

 

1.    Les vieilles maisons avec une cave sont toutes idéales : Faux

Si l’on devait décrire la cave idéale, celle-ci serait enterrée, avec une température qui avoisine les 12°, et qui présente un taux d’humidité élevé, tout en étant pourvue d’un sol en terre battue. Autant dire qu’il est quasiment impossible de rencontrer toutes ces exigences au sein d’une maison lambda. Heureusement, il existe aujourd’hui de nombreux moyens de rendre une cave conventionnelle la plus proche possible de cet idéal, notamment grâce à différents isolants, à des climatiseurs performants ou encore à différents systèmes de rangement.

2.    Il faut que la température soit constante : Faux

La température d’une cave a un rôle primordial sur la qualité du vieillissement d’une bouteille de vin. Plus il fait chaud dans la pièce, plus le vin vieillira vite. Plus il y a de variations de température, plus vous risquez de provoquer des dégâts irrémédiables. Cela n’empêche pas une montée progressive en température durant l’été par exemple, à condition toutefois de ne pas dépasser 18°. Ces légères variations permettront au vin de se « patiner » au fil du temps. En effet, une cave à température constante n’a d’intérêt que si vous souhaitez conserver vos vins durant plusieurs dizaines d’années.

3.    Mieux vaut une cave sèche qu’une cave chaude : Faux

L’humidité d’une cave est un facteur tout aussi fondamental dans le processus de vieillissement du vin. Elle est pourtant trop souvent négligée par les amateurs. Une cave trop sèche peut générer autant de dégâts qu’une température trop élevée. Pourquoi ? Car sans une humidité suffisante (environ 70 %), les bouchons se dessèchent et le vin s’évapore ce qui crée une oxydation prématurée du breuvage. Il est donc capital d’installer un hygromètre dans votre cave afin de vous assurer que le niveau d’humidité y est suffisant. Si ce n’est pas le cas, vous pourrez notamment arroser le sol de votre cave à l’aide d’eau claire.

4.    Les plonger dans le noir : Vrai

Autre ennemi dévastateur du vin : la lumière. C’est le blanc qui est le plus sensible à l’exposition prolongée au soleil. Cette dernière a tendance à provoquer une déviance aromatique qu’il est impossible de rattraper après coup. Et comme les bouteilles en verre blanc sont particulièrement vulnérables en la matière, beaucoup de producteurs qui optent pour ce verre non teinté emballent leurs bouteilles dans du papier. Pour éviter tout dommage, la cave devra donc être la plus obscure possible et équipée d’ampoules de faible intensité. Dans tous les cas de figure, évitez les néons et leur lumière intense !

5.    Les vins ne vieillissent pas tous de la même manière : Vrai

C’est la question que bon nombre d’œnologues en herbe se posent : quand dois-je ouvrir et boire mes bouteilles afin que je puisse les déguster à leur paroxysme ? La durée de conservation d’un vin dépend essentiellement des conditions de stockage, mais il faut également tenir compte de la qualité et du potentiel du breuvage. Tous les vins ne sont en effet pas à même de vieillir.

Dans une cave suffisamment humide et à 12° constants, totalement obscure, les vins vieillissent beaucoup plus lentement que dans une pièce plus sèche où règnent un bon 15°. Il est donc important d’évaluer la qualité de sa cave et, dans le même temps, de contrôler régulièrement l’état des bouteilles qui y sont conservées. Il n’y a pas d’âge limite de conservation du vin et certaines bouteilles vieilles de plus de cent ans se montrent encore d’une belle jeunesse ! Et puis en la matière, les goûts (et les couleurs) ne se discutent pas. Tout est donc une affaire de préférences personnelles !