Bardage en façade : les pièges à éviter

23-09-19 - Immovlan.be

Le bardage pour lhabitat est en croissance constante, avec une nette préférence pour les bois peu transformés et non-traités.

Le bois, sous toutes ses déclinaisons, opère son grand retour dans la construction et s’impose progressivement comme matériau de référence, tant pour sa bonne endurance que pour ses qualités esthétiques. Sont à privilégier les essences naturellement durables, qui assurent la pérennité de l’esthétique de votre façade sans pour autant recourir à des traitements chimiques nocifs pour l’environnement.

Pour quels bois opter ?

L’entrée de gamme d’un bardage se constitue généralement de douglas, dont la durabilité est estimée entre 50 et 100 ans ! Néanmoins, le douglas est noueux, ce qui peut être préjudiciable à sa longévité. Il est donc moins intéressant en bardage qu’en structure. En outre, d’une couleur rosée après la pose, son vieillissement est moins uniforme que les autres résineux. Enfin, il se fend facilement quand il alterne les phases de séchage et d’humidification, ce qui nuit à l’étanchéité de l’ensemble.

Le bon compromis se trouve du côté du mélèze, dont les qualités en font un bois esthétique et à toute épreuve. Son vieillissement est uniforme et son grisement argenté dénué de tout piquage. Seul défaut : des poches de résine risquent de couler sur la façade. Pour l’éviter, un tri est nécessaire à la pose, afin d’éliminer les lames les plus proches du cœur.

Enfin, autre essence résineuse prisée par les constructeurs : le cèdre rouge, qui apparaît comme un choix haut de gamme. Son vieillissement très uniforme, sa stabilité et l’absence de nœud garantissent une étanchéité parfaite. Par contre, à l’inverse du mélèze et du douglas, produits en Europe, le cèdre rouge est issu des forêts d’Amérique du Nord, en particulier de Colombie Britannique, ce qui nécessite un transport maritime pour approvisionner le marché européen, d’où un mauvais bilan carbone.

Et l’entretien ?

Quelle que soit l’essence choisie pour habiller ses murs extérieurs, inutile d’espérer une couleur stable dans le temps. Le grisement du bois, dû à l’action de moisissures, est malheureusement inévitable. Si les produits de traitement de type saturateur en phase aqueuse peuvent se révéler efficaces, à condition d’être utilisés régulièrement, leur coût important et la difficulté d’application sur des hautes façades compliquent leur usage.

Des traitements sont aussi à proscrire, à l’image des huiles végétales, comme l’huile de lin qui, utilisée seule, a tendance à pourrir à l’extérieur. Cela résulte en l’apparition de points noirs dont le rendu est peu esthétique. Certaines préparations de peinture, en particulier les produits à base de farine, d’oxyde de fer et de pigments, peuvent être envisagées pour donner des couleurs chaudes à son bardage.

Attention néanmoins à appliquer ces peintures sur des façades basses, afin de pouvoir redonner facilement un coup de pinceau sur le bois pour conserver l’aspect désiré. Enfin, le bardage brûlé est également une solution pour protéger le bois de manière durable et 100 % naturelle.