Les jeunes et l’immobilier : est-il encore possible d’emprunter ?

21/09/2022

La hausse des taux d’intérêt et l’augmentation du coût de la vie réduisent la capacité d’emprunt de nombreux Belges. Est-ce, dès lors, encore possible pour les jeunes d’emprunter aujourd’hui ?

Si pendant de nombreuses années, il a été possible pour des candidats acheteurs d’emprunter la totalité voire un montant supérieur pour l’achat d’un bien immobilier, cette période est révolue. Une situation qui peut poser problème à de nombreux jeunes n’ayant pas encore eu l’occasion d’épargner suffisamment pour supporter eux-mêmes les frais ainsi qu’une partie du prix d’achat de leur habitation. Alors, pour les jeunes, est-ce devenu impossible d’acquérir un bien immobilier aujourd’hui ?

Frais dissuasifs ?

Outre les coûts éventuels de rénovation/modernisation ou de mise en conformité, l’achat d’une maison ou d’un appartement s’accompagne en effet de nombreux frais, comme les droits d’enregistrement et les honoraires du notaire. Les montants varient sensiblement en fonction des régions (ils sont plus faibles en Flandre et à Bruxelles), mais dans certains cas ils peuvent encore dépasser 15 % du montant du bien. Idéalement, mieux vaudra donc pour les jeunes de se constituer de solides économies avant de partir à la chasse de l’habitation de leur rêve. Mais s’ils ne disposent pas encore d’assez d’argent sur leur propre compte d’épargne, les jeunes doivent-ils irrémédiablement faire une croix sur leur rêve immobilier ?

Solutions alternatives

Non, heureusement, plusieurs alternatives au traditionnel « simple » emprunt hypothécaire existent. Outre leurs propres économies personnelles, les jeunes peuvent apporter d’autres garanties à la banque ou à un organisme de crédit. Certains organismes proposent notamment des formules intéressantes permettant aux parents de financer les frais de notaire et les droits d’enregistrement. Les parents peuvent aussi apporter une garantie immobilière complémentaire afin de diminuer le risque pour le prêteur et ainsi améliorer la qualité du dossier des jeunes demandeurs. En outre, les parents peuvent aussi devenir copropriétaires de la nouvelle habitation.

S’ils ne peuvent pas compter sur l’aide de parents, les jeunes candidats acheteurs peuvent aussi mettre en avant d’autres garanties. Les réserves existantes des assurances-épargne fiscales ou non fiscales (comme une épargne pension ou une assurance groupe, …) peuvent par exemple aussi servir de garantie dans le cadre d’un prêt. Avec son propre plan d’épargne-pension ou celui de son employeur, il est aussi possible d’obtenir une avance sur le capital. Une avance alors directement mobilisable pour l’achat d’un bien immobilier en Belgique.

Aide d’un expert ?

On le voit, même si les conditions économiques ne sont actuellement pas favorables, il n’est pas forcément nécessaire pour les jeunes d’abandonner leur rêve d’achat immobilier. Il devient toutefois très important de bien se faire conseiller afin d’envisager toutes les solutions possibles. Faire appel à un expert en crédits indépendant afin qu’il puisse analyser attentivement sa situation reste ainsi plus que jamais une excellente idée.

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