L’impact du PEB sur votre demande de crédit : que risquez-vous si le bien que vous convoitez est mal isolé ?

27/06/2022

Vous désirez emprunter pour une nouvelle maison ? Dans ce cas, vous feriez mieux de prêter attention au PEB. Les banques ont reçu pour instruction de contrôler soigneusement les scores énergétiques des logements : se voir accorder un prêt pour une maison mal isolée pourrait bien devenir plus difficile…

Banques légalement obligées

Depuis l’année dernière, les banques sont légalement tenues de demander le score PEB du bien lors d’une demande de prêt. En effet, les propriétés ayant un mauvais score énergétique peuvent perdre de la valeur, surtout si le prix payé pour la propriété est trop élevé. Si l’emprunteur n’est pas en mesure de rembourser le prêt, cela peut entraîner une perte pour la banque !

Avec la montée en flèche des prix de l’énergie, il existe un risque supplémentaire. Les propriétaires de biens immobiliers mal isolés sont durement touchés par les prix de l’énergie. Cela augmente la probabilité qu’ils ne soient pas en mesure de rembourser leur prêt, ce qui constitue un risque pour les banques. Voilà pourquoi la Banque nationale a récemment appelé les banques à demander les certificats PEB avant d’accorder un prêt. Dans la pratique, cependant, c’est plutôt rare…

L’emprunt est-il plus coûteux pour une maison énergivore ?

En dépit de ce qui précède, la Banque nationale indique qu’il n’est pas question de rendre les emprunts plus coûteux pour les biens mal isolés. La Banque nationale veut seulement limiter les risques pour les banques. Néanmoins, la BNB ne peut pas intervenir lorsque les banques refusent un prêt aux consommateurs. Le certificat PEB n’est que l’un des nombreux éléments qui déterminent si le prêt est accordé ou non… Certes, son importance semble toujours plus grande !

Emprunter plus, rénover plus

La Confédération Construction estime qu’il faudrait pouvoir emprunter davantage pour l’achat d’un logement : cela permettrait aux gens de rénover leurs maisons ! La Banque nationale est, quant à elle, plutôt frileuse face à cette proposition : elle considère que plus d’emprunts signifie des risques accrus pour les banques.