Comment évoluera l’immobilier en 2022 ? Les appartements auront-ils la cote ?

13/01/2022

Nous ne possédons évidemment aucune boule de cristal, mais quelques signaux nous donnent déjà un aperçu de l’évolution probable du marché en 2022. Un constat semble clair : la frénésie des deux dernières années, c’est du passé !

Les chiffres des agences, des notaires et de Statbel concordent sur un point : après avoir grimpé de manière vertigineuse pendant un an et demi, l’envolée des prix de l’immobilier semble s’être calmée durant la seconde moitié de l’année 2021. Un bref répit avant une nouvelle tempête ou une stabilisation plus permanente des prix ?

Quelle évolution pour l’immobilier ?

Dans son dernier communiqué, Eric Verlinden (Trevi) prédit « une hausse de l’immobilier résidentiel de 3,5 % pour 2022, avec une inflation qui avoisinera les 2,5 % ». L’ex-patron anticipe un maintien des taux d’intérêt historiquement bas, une fiscalité toujours favorable pour les propriétaires en dépit des sorties de Vincent Van Peteghem et une situation sanitaire ne plombant pas l’économie. D’autres experts, comme Sylvain Bavier dans les colonnes du Soir, anticipent plutôt une stagnation, voire une légère baisse des prix. Tout dépendra de l’évolution de l’inflation et des taux d’intérêt. Si toutes ces prévisions se contredisent à première vue, il faut surtout retenir que, inflation prise en considération, les prix affichés à la fin 2022 ne seront pas très différents de ceux que l’on voit actuellement.

Quid des appartements ?

A la sortie du confinement, les biens avec espaces extérieurs furent pris d’assaut ! Au point de voir les appartements délaissés ? Pas dans un deuxième temps en tous cas, car tant les chiffres communiqués par Statbel que par les notaires indiquent clairement une inflation à ce niveau-là. Pas aussi spectaculaire que pour les maisons, certes, mais suffisante que pour y voir un rééquilibrage du marché.

Un problème pour les jeunes…

Aujourd’hui, l’accès à la propriété est devenu particulièrement complexe pour ceux qui ne possèdent ni de gros revenus assurés, ni de patrimoine familial. Les jeunes n’étant pas issus de familles aisées se retrouvent donc dans une impasse : les prix ont atteint des niveaux historiques, les salaires font du sur-place, leurs dépenses augmentent (cfr prix de l’énergie) et, pour couronner le tout, les très faibles taux d’intérêt imposent une grande prudence aux banques qui ne prêtent d’ailleurs plus la totalité du montant. Hélas, tant que les choses restent en l’état actuel, l’accès à la propriété sera toujours aussi compliqué pour les jeunes et ceux qui ne disposent pas de grosses ressources financières… Statuquo donc, en 2022.