Habiter un château : conte de fée ou film d’horreur ?

Un château pour demeure, un rêve pour beaucoup d’entre nous. Mais dans la réalité, ce rêve peut rapidement tourner au cauchemar, à moins d’avoir vraiment beaucoup d’argent et d’être bien informé, ou de rentabiliser son prestigieux habitat.

La vie de château : un gouffre financier

Entre les rénovations, les charges énergétiques et l’entretien du jardin, la situation peut rapidement devenir ingérable. Car les rénovations de ces bâtiments anciens sont coûteuses, sans parler de l’entretien au jour le jour : les plafonds peuvent se trouver à 8 mètres de hauteur, tandis que la superficie de la toiture se compte souvent en hectares et celle des jardins en plusieurs dizaines d’hectares. Pour certains propriétaires, les dépenses peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros par mois ; ce n’est guère étonnant car, par exemple, selon Bruxelles Environnement (IBGE – Institut Bruxellois pour la Gestion de l’Environnement), il faut compter jusqu’à 13.000€ par an pour entretenir seulement un hectare de parc.

Une gestion réfléchie et ouverte vers l’extérieur

Pour faire face à de tels montants, des solutions existent. Certains châteaux ouvrent leurs portes au public et organisent des visites du domaine ; d’autres louent des salles pour des réceptionsou les transforment en chambres d’hôtes; enfin, certains parcs abritent des concerts, des spectacles.

Le château peut aussi être classé, auquel cas des subventions sont allouées. Ces subventions s’élèvent jusqu’à 95% des factures en Wallonie, 60% à Bruxelles et seulement 40% en Flandre. Mais cela peut se révéler être une arme à double tranchant car les bâtiments classés sont parfois beaucoup plus difficiles à vendre, du fait des interdictions à la transformation et des contraintes inhérentes à ce classement comme patrimoine historique.

Source :http://www.lesoir.be

Source image : Immovlan.be

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