Comment éviter les problèmes en aidant son enfant à acquérir un logement ?

10-08-18 - Immovlan.be

En tant que parent, vous n’êtes pas partisan de la méthode « Tanguy ». Mais vous souhaitez toutefois aider votre enfant dans l’acquisition d’une maison et donc de son indépendance ? Voici quelques astuces financières pour éviter toute querelle par la suite…

En lui prêtant une somme d’argent, cela lui permettra peut-être de payer les frais de notaire ou d’accéder à un bien auquel il n’aurait pas eu accès sans cette avance. Veillez toutefois à noter sur papier les conditions du prêt : intérêts, plan de remboursement, éventuelles garanties… Si le compagnon de l’enfant est impliqué dans l’achat, mentionnez-le sur ce contrat en tant que co-emprunteur. Chaque partie doit signer et recevoir un original de cet accord écrit.

Faire un don

Vous pouvez également faire don à votre enfant d’une somme d’argent. Si vous voulez être sûr qu’il l’utilisera bien pour cet achat et non pas pour d’autres dépenses, ou que ce montant ne s’envolera pas avec le compagnon de votre enfant en cas de séparation, il est conseillé de faire appel à un notaire ou un avocat, qui vous aidera à remplir les documents nécessaires.

Une autre forme de don peut être considérée lorsqu’on paye une facture pour son enfant, par exemple celle d’un entrepreneur.

Devenir garant de son emprunt

Vous pouvez fournir des garanties à la banque pour les crédits de votre enfant. « A première vue, cela semble assez anodin. Ce ne l’est toutefois pas », souligne un avocat. « Vous garantissez à la banque que votre enfant remboursera le prêt correctement. Mais s’il ne le fait pas, c’est à vous qu’il reviendra de le faire ».

Il est également possible de demander à être garant seulement d’une partie du crédit de votre enfant. « Demandez à limiter la garantie dans le temps et de ne pas laisser durer jusqu’au terme du prêt », ajoute le spécialiste.

Cependant, les banques ne sont pas souvent enclines à travailler avec des garants. Ils demandent parfois que vous preniez le prêt de votre enfant à votre compte et que vous achetiez immédiatement une partie de la propriété. De cette façon, vous serez à la fois copropriétaire et co-emprunteur. Solution à étudier très sérieusement car cela complique les choses au niveau de l’héritage en cas de décès des parents, surtout s’il y a d’autres enfants. En cas de querelle avec l’enfant, vous risquez de vous trouver redevable de la totalité du prêt.

Vendre sa maison à son enfant

Si vous êtes propriétaire d’un bien immobilier, vous pouvez le vendre à qui vous voulez, y compris à un enfant. Ses frères et sœurs ne peuvent pas s’y opposer. « Toutefois, il se peut que ça se corse par la suite, plus exactement au moment où vous décédez », précise notre expert. Si vous vendez votre maison ou appartement à votre enfant au prix normal du marché, alors il n’y a rien à y redire. « Par contre, si vous vendez à un prix trop bas, alors vos autres enfants pourront faire valoir au moment où vous décédez qu’il s’agissait en réalité d’une donation partielle. Ils pourraient alors réclamer que l’enfant qui vous a acheté rapporte l’avantage reçu à la succession », conclut-il. Cette solution n’est donc pas une aide véritable.


 
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