Prix des terres agricoles : une énorme différence entre le nord et le sud du pays !

4/08/2022

Le marché des terres agricoles est très différent selon que vous habitiez au nord ou au sud du pays, rapporte Fednot, la Fédération du Notariat !

Benjamin Davies

En marge de la Foire agricole de Libramont, la Fednot a présenté son baromètre des terres agricoles. Il en ressort qu’au premier semestre 2022, le prix moyen par hectare des terres agricoles a progressé de 0,5% en Belgique par rapport à la moyenne annuelle de 2021. Il existe toutefois de grosses différences régionales : en Wallonie, le prix moyen a baissé d’1,4%, alors qu’il a augmenté d’1,5% en Flandre.

Explications…

"Comme pour d’autres types de biens immobiliers, nous observons une forme de stabilisation qui fait suite à de fortes augmentations. Parmi les facteurs explicatifs, outre la guerre en Ukraine, source d’incertitudes, l’évolution économique au niveau européen et l’augmentation des taux d’intérêt peuvent justifier ce retour au calme", commente le porte-parole de Notaire.be, Renaud Grégoire.

Une baisse prononcée ?

Compte tenu de l’inflation très élevée qui règne actuellement, la baisse des prix est en réalité encore plus prononcée. Au cours des six premiers mois de 2022, le prix moyen d’un hectare de terre agricole s’élevait à 37.011 euros au sud du pays. En Flandre, un hectare de terre agricole a changé de main pour un prix moyen de 63.105 euros. La différence de prix est ainsi de quelque 26.000 euros en moyenne. "Cet écart de prix entre les deux régions n’a cessé d’augmenter ces dernières années. Il était notamment de 20.728 euros en 2017", relèvent les notaires.

Cette apparente accalmie sur les prix ne s’observe pour l’heure que sur un semestre. Il faudra voir si elle se confirme. En outre, elle fait suite à plusieurs années d’augmentations sensibles des prix, surtout les deux dernières années, marquées par le Covid.

Les facteurs influençant le prix…

Le porte-parole rappelle également que les prix moyens à l’hectare peuvent fluctuer fortement en fonction des provinces mais aussi des communes. D’autres facteurs peuvent également jouer. "Il convient de prendre en compte les spécificités des parcelles agricoles. La situation locative des biens constitue un élément déterminant dans le prix pratiqué. À côté des autres facteurs tels que la superficie, la qualité intrinsèque (fertilité) et la localisation des parcelles concernées, les conditions d’occupation seront souvent un point déterminant dans la négociation", souligne encore Renaud Grégoire.