Inondations : encore beaucoup de personnes à reloger !

21/01/2022

Quelque 6 mois après les inondations meurtrières, le ministre wallon du Logement, Christophe Collignon, tire un bilan de la situation actuelle.

"Si on croise les données des communes et des assurances, il y a 40.000 bâtiments impactés et près de 5.000 fortement touchés ou détruits. Mais combien de personnes à reloger? Pas mal de sinistrés restent ou reviennent chez eux", observe dans L’Avenir le ministre. A Sudinfo, il déclare que "jusqu’à présent, on est à 3.100 personnes relogées. Mais d’ici 6 à 8 semaines, on pourra atteindre les 5.000".

Un froid qui n’arrange rien…

Pour les familles qui souhaitent aussi rester chez elles, "on a notamment loué 1.000 déshumidificateurs qui ont pu prendre place dans 3.000 maisons en 12 semaines. Et on va pouvoir continuer à les utiliser". Il admet toutefois qu’il est "possible" qu’avec le froid, certaines personnes soient contraintes de quitter leur logement cet hiver.

Sinistrés prioritaires !

Il rappelle que les règlements ont été modifiés pour que les sinistrés qui entrent dans les conditions pour bénéficier d’un logement public soient prioritaires. De plus, le ministre indique qu’il "a mis des millions sur la table pour notamment réhabiliter 554 logements inoccupés par défaut de travaux." Une centaine de logements ont en outre été trouvés auprès de propriétaires privés.

Le ministre ajoute que des actions ont été entreprises vis-à-vis des gîtes ou de biens collectifs. "On a utilisé tout ce que l’on pouvait, y compris le marché modulaire", pointe encore le ministre. Cependant, si 3.000 logements de ce type avaient été évoqués seulement 80 sinistrés en ont bénéficié à ce jour.

Le coût ?

Les dégâts des inondations "pèsent" 5,5 milliards, selon une estimation toujours provisoire, citée dans ce quotidien. La Région s’implique financièrement à hauteur de 3 milliards. Dont 155 millions sur le Budget des Pouvoirs locaux et du Logement. "Une obligation morale. Il n’y avait pas d’autre choix", rappelle le ministre socialiste.