Immobilier en Wallonie en 2021 : voici ce qu’en disent les notaires…

20/01/2022

Fin décembre, Fednot, la Fédération royale du notariat belge, a présenté son baromètre pour l’année 2021. L’occasion de constater que le marché belge a bien performé, principalement au premier semestre.

Alex Vasey

Comme chaque année, la Fédération des notaires dévoile son baromètre à la fin du mois de décembre. Sans trop de surprise, celui-ci confirme la tendance qui se dégageait lors des précédentes analyses trimestrielles. 2021 a bel et bien été un excellent cru, le nombre de transactions ayant grimpé de 14,3 % par rapport à 2020.

Si l’on se réfère néanmoins à 2019, année moins chahutée que ne le fut 2020, on relève également une hausse, fixée cette fois à 10,4 %. Le baromètre témoigne d’une hausse généralisée par rapport à 2020, qui est à deux chiffres dans les trois régions du pays : 14,7 % pour la Flandre, 11,1 % pour Bruxelles et 14,3 % pour la Wallonie. Fednot souligne néanmoins que cette hausse date d’avant l’automne et que le quatrième trimestre a montré quelques signes d’essoufflement, ce que confirment les acteurs de terrain. Le deuxième semestre est en effet en recul de 11,3 % par rapport au premier.

Quid des prix ?

En ce qui concerne les prix, c’est aussi une hausse qui se dégage de ce baromètre : 7,5 % pour les maisons (4,6 % en tenant compte de l’inflation), avec une moyenne nationale à 298.000 € et 2,3 % pour les appartements, à 257.000 €. Ici aussi, la hausse des prix s’est surtout opérée au premier semestre. En Wallonie, c’est dans les provinces de Namur et de Luxembourg que cette augmentation est la plus marquée, avec respectivement 8,2 et 8,6 % de hausse.

Ces deux provinces sont aussi celles où l’activité a été la plus dynamique en 2021, avec une augmentation respective de 17,6 et 21,2 %. Comme déjà précisé dans les baromètres précédents, Namur et Luxembourg ont profité du besoin de “mise au vert” provoqué par la crise sanitaire et les confinements successifs mais aussi de l’avènement du télétravail qui, on le sait, permet d’aller vivre plus loin de son lieu de travail, puisqu’on doit moins souvent se rendre au bureau. Enfin, le vieillissement des acquéreurs se confirme, le premier achat étant une nouvelle fois postposé avec une moyenne d’âge désormais située entre 32 et 35 ans !