Incendie dans un immeuble à Londres : le gouvernement vacille et prend une décision inédite !

11/01/2022

C’est un dossier à la fois sensible et extrêmement complexe qui occupe le gouvernement britannique en ce moment : en 2017, la tour Grenfell (Londres) prit feu, ce qui causa la mort de 71 personnes, ainsi qu’un bébé mort-né. Qui est responsable ? Qui doit payer ? Le gouvernement vient de prendre une décision sortant de l’ordinaire…

La violence inédite de cet incendie est due au revêtement posé dans cette tour située au cœur de Londres. Composé de plaques de composite d’aluminium et polyéthylène (plastique), ce revêtement aurait piégé les habitants. Aujourd’hui, les propriétaires de logements construits avec ces matériaux sont eux aussi piégés : leurs appartements sont dangereux et, forcément, invendables…

Non, ce ne sont pas les assurances qui devront sortir leur portefeuille…

En effet, dans ce dossier qui plombe le gouvernement de Boris Johnson, le ministre du Logement, Michael Gove, prend une décision qui sort de l’ordinaire. La première décision du gouvernement était de mettre les propriétaires à contribution. Une décision qui fut très mal reçue, d’autant que les travaux sont très coûteux !

Un pas en arrière, deux pas en avant ?

Machine arrière toute donc pour le gouvernement responsable du Brexit : "Mon principe directeur est que les locataires ne devraient pas être tenus responsables du paiement de travaux qui n’étaient pas de leur responsabilité en premier lieu, et que ce sont les propriétaires de ces bâtiments ou ceux qui étaient responsables de leur construction qui devraient payer", a déclaré Michael Gove à la BBC.

Un montant faramineux !

Ce sont donc les constructeurs qui doivent contribuer à couvrir le "coût total impayé" de l’intervention sur ces revêtements dangereux, que le gouvernement estime à 4 milliards de livres (4,8 milliards d’euros). Faute d’action de leur part d’ici début mars, ils s’exposeraient à des mesures de rétorsion de la part du gouvernement. Le ministre a appelé les promoteurs immobiliers à assumer leurs responsabilités, les avertissant que dans le cas contraire, ils risqueraient d’être frappés au porte-monnaie, menaçant d’utiliser "les moyens légaux" voire si besoin la fiscalité.