Réforme fiscale : les loyers bientôt taxés ?

7/12/2021

Pour de nombreuses personnes, la Belgique peut aujourd’hui être considérée comme un paradis fiscal pour propriétaires. Mais cette situation pourrait drastiquement changer à l’avenir avec l’arrivée d’une fiscalité immobilière nettement plus contraignante !

Nos confrères du journal Le Soir rapportent que Vincent Van Peteghem (CD&V), actuel ministre des finances, planche actuellement sur une réforme de la fiscalité. Entre autres propositions, on retrouve deux éléments qui pourraient chambouler le marché de l’immobilier : l’imposition des loyers réellement perçus et la taxation des plus-values immobilières.

Loyers à 30 % et taxation de la plus-value à 25% !

La taxation des loyers réellement perçus est un dossier vieux de 40 ans, mais qui n’a jusqu’à présent jamais réussi à percer. Pour le ministre, il est temps de passer à l’action : « il n’y aura aucun tabou ! », martèle-t-il. Son idée ? Taxer les loyers réels de la même manière que les dividendes, soit à hauteur de 30 %. Quant aux plus-values immobilières, elles seraient taxées à hauteur de 25 %.

Aujourd’hui, quelle est la taxation ?

Cette réforme engendrerait une grosse différence par rapport au système actuel : aujourd’hui, le propriétaire d’un bien mis en location paye un précompte immobilier, ainsi qu’un impôt calculé sur base du revenu cadastral indexé, majoré de 40 %. Ce dernier est ajouté à tous les autres revenus du propriétaire et se voit taxé au taux de la dernière tranche de revenu. Concernant les plus-values immobilières, aujourd’hui, si le bien est revendu après 5 ans, il n’y a en principe aucune taxe.

Quelles conséquences ?

La première conséquence, c’est évidemment une secousse du marché immobilier. Outre des propriétaires plus frileux à l’idée d’investir dans la brique, on pourrait surtout s’attendre à des loyers qui flambent, ces derniers reflétant la plus forte charge fiscale.

Pourquoi ?

L’idée est de proposer une fiscalité plus équitable. Comprenez que les charges sur le travail seraient allégées, notamment pour les faibles revenus. Pour financer ce projet, diverses pistes sont étudiées : outre la fiscalité immobilière, la TVA pourrait également être relevée à 22 %. Plus qu’une simple réforme, il s’agit d’une véritable révolution de la fiscalité.