Mila : “Passer des chiottes aux casseroles, ça m’a coupé l’appétit !”

10/09/2021

Dernièrement, je suis allée faire un coucou à un couple d’amis qui habitent trop loin de chez moi pour que j’aille les voir régulièrement. Et là, ils m’avaient donné rendez-vous dans leur nouveau logement que je n’avais donc encore jamais vu.

Après les bisous de retrouvaille, je les ai priés de m’excuser mais je devais trop aller aux toilettes : la route avait été trop longue. Depuis leur cuisine, ils m’ont désigné une porte : « c’est juste là ». Je me suis donc empressée de me rendre au petit coin. Sauf que chez eux, le petit coin est tout sauf un petit coin.

J’ai découvert une pièce tout en longueur.

Le wc était là, dès qu’on passait la porte, sur la gauche. Et devant la cuvette, quelques mètres vides de tout. Puis, des armoires, la machine à laver et des tas de trucs. Et tout au fond de cette pièce qui devait bien faire 8 mètres de long, un immense lavabo où se laver les mains.

J’ai carrément détesté faire pipi là. J’avais l’impression de ne pas être tranquille. De ne pas avoir d’intimité. J’ai eu peur que mes fesses ne prennent froid dans ce grand couloir de courants d’air. Déjà que mes amis étaient juste derrière la cloison… Quand j’ai été me laver les mains au bout de la pièce, j’ai vu qu’une porte vitrée donnait sur le jardin. Ce n’était définitivement pas jojo.

J’en ai fait, des kilomètres !

On a pris l’apéro debout dans la cuisine et quand tout a été prêt, mon amie m’a demandée de l’aider à mettre la table au jardin. Et elle m’a donc désigné la même porte que précédemment. Mais quelle horreur. Je dois être plus chichiteuse que je ne l’imaginais. Mais moi, ça m’a dérangée de faire des allers-retours les bras chargés de victuailles en ayant chaque fois ce cabinet à côté de moi.

Quand on part vers le jardin, passe encore. On ne louche pas à gauche, c’est tout. Mais quand on revient vers la cuisine, impossible de ne pas chaque fois avoir le pot dans le viseur. Et passer des chiottes aux casseroles, ça ne m’a pas ouvert l’appétit. Si j’avais dû faire l’acquisition de cette maison, j’aurais depuis longtemps placé des cloisons autour de ce cabinet.

Je me suis retenue toute l’après-midi de retourner faire pipi.

Trop gênée à l’idée que l’un ou l’autre ne débarrasse la table ou aille se chercher un cure-dent en oubliant que j’étais sur le trône. Pas eu envie que leur cabinet ne devienne un cabinet de curiosités. Parce qu’en plus, je me connais. A part leur faire coucou de la main, je n’aurais même pas osé dire quoi que ce soit. Au secours.