Mila : « Fourmis ou cellulite, il faut choisir ! »

04-06-21

Les fourmis ont envahi la cave. Elles doivent fêter un truc parce qu’elles sont des dizaines et des dizaines à faire la queue-leu-leu sur mon parquet. Ça swingue, ça slalome, ça défile. Visiblement, les mesures sanitaires, elles n’en ont rien à caler. C’est fiesta boum-boum là en-bas.

Prabir Kashyap

Je n’ai rien contre leur fête clandestine. Franchement, je leur proposerais même bien d’accrocher un stroboscope dans la cave pour que l’ambiance soit plus folle encore. Mais pour être parfaitement honnête, j’aurais préféré qu’elle choisisse la cave du voisin plutôt que la mienne. Parce que pour les déloger, après, c’est compliqué.

Loin de moi l’idée de leur faire du mal…

Encore moins celle de les asperger d’insecticide chimique ou de les écraser du bout des pieds. J’ai toujours eu un petit faible pour ces demoiselles et je prendrai le temps qu’il faudra pour les ramener vers la sortie en douceur. Je suis donc en quête d’un répulsif nature et « peace and love ».

La bonne nouvelle, c’est qu’il paraît que nos placards sont pleins de tout ce qui leur servira de remparts. Le plus facile ? Conserver le marc de café et le disposer près des petits trous d’où sortent les insectes. Jusque-là, je gardais le marc de café pour frictionner ma peau d’orange sous la douche. Mais je vais donc sacrifier mes cuisses pour la bonne cause. Fourmis ou cellulite, il faut choisir !

Coquilles d’oeufs, bicarbonate de soude, vinaigre blanc, branches de lavande et citron sont aussi d’excellents répulsifs naturels et économiques. Comme les épices d’ailleurs, dont l’odeur piquante et forte repousse les fourmis. Cannelle, clous de girofle, menthe poivrée, poivre de cayenne, basilic… et j’en passe !

Une cave qui sent bon la cuisine.

J’aime l’idée de saupoudrer le parquet de poudre odorante et de parfumer ainsi ma maison. Franchement, on a presque envie de sortir la marmite pour se faire mijoter une soupe et de crier « à taaaable ». C’est peut-être tout ce qu’elles attendent, finalement. Un joli souper d’adieu, avec la porcelaine et la nappe en dentelle.

Je leur laisse la semaine pour déguerpir dans la joie et la bonne humeur. Nul doute qu’elles iront faire la fête ailleurs. Et si jamais ça ne marche pas, j’ai une autre idée. Je balancerai des morceaux de tartine à la confiture dans le soupirail du voisin, histoire qu’elles trouvent la motivation pour aller s’éclater sur un autre plancher. Entre le voisin et la colonie de fourmis, j’ai choisi mon ennemi.


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