Mila : « Fraichement célibataire, je redécouvre mon lit ! »

19-02-21

Voilà deux nuits que je vis à nouveau seule et, si certaines choses sont compliquées à gérer, il y en a une qui m’a tout de suite fait du bien : j’ai récupéré un grand lit, juste pour moi. Et ça, c’est quand même trop cool.

Yuris Alhumaydy

Vous vous rappelez, ce moment du film « Maman, j’ai raté l’avion » dans lequel Kevin saute à pieds joints sur le lit de ses parents, son seau de pop-corn à la main ? C’est un peu ce que j’ai ressenti. J’allais pouvoir faire ce que je voulais de ma paillasse. Y manger des biscuits sans plus m’inquiéter des éventuelles miettes égarées. Y bouquiner avec mes enfants sans devoir vérifier qu’aucun livre ne se soit perdu sous la couette. Y laisser monter le chat pour un câlin improvisé. Faire à nouveau de mon lit ce que je veux. Quand je veux.

Mon lit, c’est une zone sans frontière !

Et puis, aussi, j’ai doublé ma zone de confort. Au sens propre du terme. Des années que je dormais sur une moitié de matelas, près de cette frontière invisible mais bien réelle qui annonçait que j’entrais dans son pays. Et que je dépassais les bornes. Car, pas de chance pour moi, l’homme détestait que je le colle la nuit, trop pris déjà par les bras de Morphée que pour avoir encore envie des miens. Moi qui ne suis faite que pour les nuits “collés serrés” ou empilés l’un sur l’autre, c’était vraiment triste cette limitation de territoire.

Voyage, voyage !

Alors, je me fais désormais une joie de voyager aux 4 coins de mon lit. D’envahir ce qui était hier encore « sa place ». Je pars en exploration. Je me réapproprie chaque cm2 du matelas et de la couette. Cette nuit, j’ai même quitté ma côte Ouest pour migrer vers l’Est, un peu, et je me suis endormie en plein milieu du lit. Comme une petite étoile de mer qui s’étire tout partout.

J’ai tour à tour opté pour le coussin plat, le coussin délicatement rebondi et le coussin très épais. Les coussins qui ornaient notre lit sont désormais tous à moi. Et je peux baver sur chacun des trois sans être gênée.

Me reste à changer nos draps…

Je n’ai pas encore eu le temps de le faire depuis son départ. Je dois y penser. C’est nécessaire et symbolique. Pour que son fantôme ne se balade plus dans la couette et pour que son odeur disparaisse de mes nuits. Nettement plus facile de faire sortir quelqu’un de son lit que de son cœur, alors, profitons-en !


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