Mila : « Silence et asphyxie ou bruit et air respirable ? Mon affreux dilemme… »

14-10-20

Ça y est : mon voisin a déclaré ouverte la saison des feux de cheminée. Et ça ne me réjouit pas, mais pas du tout.

C’est que, sa cheminée, elle n’est pas disposée sur le toit de sa maison, mais bien sur le toit de l’annexe qu’il a fait construire jadis et qui s’avance fortement dans le jardin. Elle est donc quelques mètres plus loin que la façade arrière de ma maison. Et à chaque flambée qu’il allume, les fumées reviennent vers mon toit.

Ça revient mais ça ne s’en va pas !

Si on a, par malheur, oublié de refermer le velux du grenier après avoir aéré au matin, c’est la catastrophe. On n’est pas encore arrivés au deuxième étage que, déjà, l’odeur empeste partout et la gorge nous gratte. C’est simple : pendant l’automne et l’hiver, on ne peut plus ouvrir les fenêtres côté jardin. Ou alors, il faut le faire en plein milieu de la journée, entre la flambée du matin et celle du soir. Même quand on prend une douche, il faut parfois renoncer à ouvrir la fenêtre, sous peine de voir entrer un nuage de fumée.

Je ne suis pas ingénieur. Et j’ignore où réside le problème. Le tubage de la cheminée en inox est-il installé trop près de mes fenêtres ? Ou est-il trop court pour porter les résidus de combustion assez haut ? Il y a quelques années, j’ai, bien entendu, été trouver mon voisin pour en parler. Mais il n’avait, lui non plus, pas d’explication à me donner. Et bien qu’il ait été un peu ennuyé sur le coup de nous causer du dérangement, cela ne l’a jamais empêché d’utiliser sa cheminée.

Un choix franchement complexe…

Dès lors, quand vient le froid, je n’ai pas d’autre choix que d’ouvrir le velux qui donne sur la rue. Et ça me broute vraiment car, voyez-vous, j’aime bien laisser la fenêtre un peu ouverte durant la nuit. Mais si, côté jardin, c’est le grand calme à la nuit tombée, côté rue, c’est bien fort bruyant. Silence et asphyxie ou bruit et air respirable. A vous de choisir, ma p’tite dame! L’équation est vite faite : dans les deux cas, je dors mal. Quelle poisse.

Parfois, je m’interroge aussi sur ce que le voisin brûle dans sa cheminée. Il me semble que le bois n’a pas cette odeur-là. Il doit, à mon avis, y jeter tout ce qui traîne chez lui. Frissons. Ma seule vengeance ? Jamais Père Noël n’aura la moindre envie de descendre cette conduite étroite et malodorante. Et, qui dit moins de cadeaux pour lui, dit forcément plus de cadeaux pour moi.


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