Mila : « Chez moi, il faudrait vraiment jouer ‘du piano debout’ » !

25-09-20

S’il y a bien un instrument dont la beauté m’émeut, c’est le piano. Mais pas n’importe lequel, hein. Je vous parle du piano à queue, celui qui trône dans les grands salons ou dans les bars des hôtels de luxe.

J’en ai vu un l’autre jour, chez une amie. D’un noir éclatant. Le genre d’objet qui suffit, à lui seul, à habiller une pièce. Je ne peux, hélas, pas vous dire que je suis une mélomane de grand talent. Mon art se limite à jouer Frère Jacques à un seul doigt. Oui, je sais. Ne dites rien. Et encore, j’enfonce chaque touche avec une telle lenteur qu’on imagine le pauvre Frère Jacques sonner les mâtines avec difficulté. Ho Hisse. Ding. Dang. Dong.

Quelle allure !

Mais peu importe. Même sans savoir jouer, c’est un instrument que j’adorerais avoir chez moi ! Parce que c’est juste un objet de déco incroyable. Piano à queue. Ambiance feutrée. Smoking et whisky on the rocks. Rouge à lèvres écarlate et collier de perles blanches. Cet instrument, c’est l’élégance personnifiée ! Le charme. La séduction à l’état pur. Frissons. Je repense à cette scène dans Pretty Woman : Richard Gere qui fait glisser Julia Roberts sur le piano. L’amour en musique. Caliente !

Un destin peu glorieux…

Mais je dois être lucide. Pas de piano à queue sans grand espace. Et chez nous, tout est trop petit. Il faudrait donc choisir. Un piano ? Ok, mais alors, c’est simple, plus de table à manger ! On pourrait toujours disposer des tabourets hauts tout autour de l’instrument et joindre l’utile à l’agréable. Un piano bar, pour du vrai. Mais j’imagine aussi que mon pauvre piano servirait surtout de surface de rangement. Et hop, une pile de dossiers. Et hop, un sac de courses. Et hop, la malle de linge à monter. Il disparaîtrait, doucement mais sûrement. Quant au noir laqué, il serait tout parsemé de tâches de doigts et de gras. Désolation. Oui, choisir, c’est renoncer. Adios, piano de rêve !

Un charme qui fiche le camp…

Je peux toujours me passionner pour le triangle. Plus discret, il lui suffit d’un clou pour vivre parmi nous. Le hic ? On risquerait de croire que j’ai accroché mon porte-papier wc au mur du salon. Pour quelqu’un qui rêvait d’élégance et de charme, c’est loupé.


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