Réchauffement climatique en Belgique : 4 conséquences sur nos maisons

16-09-20

Le dérèglement climatique : une réalité qui n’est quasiment plus discutée aujourd’hui. Si, en Europe, nous avons réussi à diminuer nos émissions de CO2 depuis 30 ans, il n’en va pas de même dans le reste du monde, notamment en Asie et plus particulièrement, en Chine et en Inde. Les gaz à effet de serre ne connaissant pas les frontières, le réchauffement nous concerne donc tous. Avec quels effets pour la Belgique et nos habitations ?

Sècheresse, canicules plus récurrentes, tempêtes, inondations : les phénomènes extrêmes pourraient bousculer notre climat tempéré. La Belgique, de par sa forte urbanisation, est une victime toute désignée de ces dérèglements.

Sécheresse : un bilan dévastateur pour les jardins

Ce sont évidemment nos jardins qui vont souffrir, nos plantations classiques ne supportant pas le manque d’eau. Les arbres pourraient également souffrir, notamment du scolyte qui dévaste déjà les épicéas en Wallonie.

Nous devrons également être toujours plus attentifs à notre consommation d’eau, d’autant que les citernes d’eau de pluie seront plus rapidement vides. A nous donc de trouver des plantes plus exotiques, supportant mieux les périodes de sécheresse et ne nécessitant plus d’arrosage.

A plus grande échelle, en matière d’agriculture, on parle de pertes nettement plus conséquentes, allant de 10 à 30 %. L’exploitation du bois souffre pour sa part du scolyte, mais aussi des risques accrus d’incendies de forêt.

Chaleur

Déformation des matériaux, installations électriques mises à rude épreuve, inconfort dans les habitations… Les vagues de chaleur pourraient mettre les habitants à bout, et pas seulement physiquement. Nos constructions futures devront donc s’adapter. Verra-t-on des maisons à toit blanc et avec des chambres à coucher au rez-de-chaussée plutôt qu’à l’étage ? Dans les villes, le nombre de jours de canicule par an pourrait atteindre 41 sur la période 2041-2074.

Energie : un bilan neutre ?

Du côté énergétique, l’impact pourrait être nul, estiment les experts cités par Le Soir. Certes, la production d’électricité souffrira de la chaleur et de la sécheresse, la demande en climatisation explosera en été, mais les hivers plus doux pourraient contrebalancer ces besoins, avec une demande réduite en chauffage.

Inondations : la côte comme première cible

La Belgique étant grandement bétonnée et les périodes de sécheresse limitant l’absorption par les sols, les conséquences des pluies torrentielles pourraient être dévastatrices pour les maisons situées près des fleuves et surtout, à la côte.


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