Mila : « Le chapiteau de l’angoisse ! »

11-09-20

L’autre soir, j’ai été manger sur la terrasse d’un resto que je ne connaissais pas. Et j’ai adoré l’ambiance festive des lieux. Un énorme chapiteau avait été monté là, au jardin.

Tout faisait penser au cirque. La forme du chapiteau, qui s’élevait en son centre, comme un grand chapeau de magicien. Et puis, les couleurs, aussi. Du vert, du rouge, du bleu foncé pour chaque pan de la toile imperméable.

Alors que mes amis regardaient déjà la carte, j’avais toujours le nez en l’air. Ça donnait le tournis, tellement c’était joli. Ils avaient eu la bonne idée d’accrocher aussi des guirlandes lumineuses qui traversaient tout le chapiteau. Un simple câble noir avec des ampoules opaques et colorées. Un jeu de lumière qui rappelait les bals musette et les fêtes foraines.

Mila, l’artiste

J’avais l’impression d’être au centre de la piste. Mila, acrobate. Ou jongleuse. Dans une robe à paillettes éblouissante. Moi, je suis le genre de nana que vous verrez plutôt en coulisses que sur scène. Il n’y a que dans mon imagination fantasmée que j’ose tout. Et rêver surtout. Et là, notre table était pile poil au centre du chapiteau. Pendant que tout le monde causait, je rêvassais. Et hop, un salto pour atterrir sur le câble de lumière. Et hop un saut de chat pour me déplacer. Arabesque en équilibre.

Il y a comme un hic…

Seulement voilà, un spectacle ne se passe pas toujours comme prévu. Et le vent s’est mis à sacrément souffler sur le chapiteau. Surtout, le pilonne central a commencé à grincer de tous les côtés. Même si je n’ai jamais été douée en maths j’ai tenté de calculer les choses. Si le pilonne basculait, par où le vent allait-il le faire tomber ? Et surtout, qui allait-il écrabouiller ? J’en ai déduit qu’il tomberait sur moi. Avec mon bol, il ne pouvait en être autrement. « Mila, l’acrobate-jongleuse, morte, écrasée, en pleine représentation ». Heureusement, on est partis avant de savoir si j’allais finir en bouillie.

Je ne pense pas installer un jour de chapiteau sur ma terrasse : trop dangereux. Et puis, à moins d’en dénicher un de Liliputien, l’opération ne sera pas réalisable. Par contre, je pense que je mettrai moi aussi des guirlandes lumineuses le long des murs ! Plusieurs rangées, l’une au-dessus de l’autre, comme pour former un collier de perles. Une cascade de lumière pour un effet guinguette. Et pour une terrasse sur laquelle la fête s’allumera d’un coup !


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