Mila : « Cette fois, mon gazon n’est plus maudit ! »

Il y a 7 ans, j’ai fait couper une haie de conifères qui s’étalait sur la moitié du jardin et faisait de l’ombre à l’autre moitié. Un jardinier professionnel était venu l’enlever. Et, depuis, il ne restait dans l’herbe que quelques vestiges de sa grandeur d’antan : plusieurs souches, coupées à ras du sol, qui avaient fini par faire partie du paysage…

Mais des souches, c’est franchement casse-pieds. J’ignore, combien de fois, la lame de la tondeuse s’est tordue à cause de ces racines ! Mais c’est arrivé très souvent. On s’approchait toujours trop près, croyant que cette fois, ça irait … et bardaf, c’était l’embardée ! On gueulait un bon coup, avant de devoir sortir le marteau pour redresser la barre déformée. Le seul qui aimait ces racines, c’était le chat. Parce qu’il prenait un poil de hauteur, sans doute.

Cette fois, on est bons !

Alors, il fallait que je partage cette incroyable nouvelle avec vous : hier, les racines de la haie de sapins sont sorties du sol, comme ça, avec une facilité déconcertante. J’avais commencé à couper au ciseau les herbes hautes qui poussent sur le pourtour : on s’amuse comme on peut. Quand j’ai voulu me relever, je me suis appuyée sur le bord de la souche. Pouf. Comme le bord d’une falaise trop fragile, le bord de ma racine s’est effondré, éparpillé en miettes de bois tout mou. J’ai appuyé tout partout et ai appelé l’homme pour lui montrer.

Hercule, où es-tu ?

Il a passé la demi-heure qui a suivi, agenouillé dans le gazon. Hop, une racine. Hop, encore une autre. Quelques mouvements de va et vient et la racine était dans ses mains. Hercule! Juste pour moi! Si excitant tout ça ! La nature a mis 7 longues années à rabougrir le bois dur et à transformer les souches compactes en bois qui s’effrite. Il semble que ça soit surtout les fourmis qui aient bossé en silence tout ce temps : le bois était tout perforé de trous et creusé de galeries. Hercule était envahi de fourmis en colère qui lui couraient sur les avant-bras. Mais, une fois encore, il a vaincu.

Gazon ou fleurs ?

C’est notre tondeuse à gazon qui va être ravie. Fini, les coups de marteaux dans les dents ! Quant à nous, il va falloir qu’on pense à remblayer les trous qui jonchent désormais le gazon. Ou à y planter des fleurs. Suspense !


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