Pourrez-vous bientôt rejoindre votre seconde résidence ? La Wallonie et la Flandre en ont marre d’une mesure “inutile”

La ministre flamande du Tourisme, Zuhal Demir (N-VA), appelle à la levée, “le plus rapidement possible”, de l’interdiction de se rendre dans sa seconde résidence à la mer ou dans les Ardennes.

Filip Bunkens on Unsplash

Cette interdiction ne se justifie plus, estime la ministre sur Facebook, soutenue par le ministre-président flamand Jan Jambon. Quant à la Wallonie, elle demande que des perspectives soient apportées aux propriétaires de seconde résidence, là aussi “le plus rapidement possible“.

La semaine passée, le Conseil national de sécurité a décidé de ne pas autoriser les séjours dans les secondes résidences avant le 8 juin au plus tôt, ce qui a poussé plusieurs centaines de propriétaires à s’unir pour mettre en demeure l’Etat belge.

Une mesure inutile ?

Ce lundi, la ministre flamande du Tourisme Zuhal Demir et le ministre-président régional ont à leur tour estimé que cette interdiction n’est plus tenable. “Si vous voulez empêcher les gens d’aller dans leur propriété ou leur caravane, vous devez pouvoir le justifier. Et cette justification est aujourd’hui totalement absente. Au contraire, des voix importantes dans le débat, comme celle du virologue Marc Van Ranst, estiment que cette interdiction est une ‘mauvaise mesure’ et qu’elle est inutile d’un point de vue virologique“, a ainsi écrit Zuhal Demir sur Facebook.

Naturellement, des mesures sont nécessaires pour éviter que les gens se rassemblent dans les lieux touristiques mais c’est la responsabilité des autorités locales et surtout des gens eux-mêmes“, a-t-elle ajouté en rappelant que les propriétaires de secondes résidences, dans les lieux touristiques, “font partie du système économique“.

Même son de cloche en Wallonie

Une position que partage la Wallonie même si le propos est plus feutré. La ministre wallonne du Tourisme, Valérie De Bue (MR), indique ainsi recevoir “de nombreuses sollicitations de la part des propriétaires de secondes résidences qui se posent des questions et ne comprennent pas le maintien de cette interdiction“. “Nous entendons leurs interrogations et nous souhaitons que des perspectives claires leur soient apportées le plus rapidement possible“, a expliqué le porte-parole de la ministre De Bue.


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