Mila en confinement : « Je galère vraiment avec les masques… »

S’il y a bien une chose que je ne sais pas faire, c’est coudre. Mon matériel de couture se résume à une unique bobine de fil et à une pauvre aiguille noircie. C’est simple, dès qu’une chaussette est trouée, elle file à la poubelle. Alors quand il a été question de se procurer des masques, j’ai passé commande. En quelques jours, c’était plié et le colis était là.

J’ai déchiré l’emballage avec une certaine excitation. Faut dire, des colis, je n’en commande plus nulle part, pour le moment. Alors cette livraison, je l’attendais ! J’ai tout de suite testé un masque. Ouille. Impossible de passer l’élastique derrière les oreilles. J’ai eu beau tirer de partout, il ne dépassait pas mes joues. J’en ai testé un autre. Puis un autre encore. Il fallait se rendre à l’évidence : les masques étaient trop petits… ou ma tête, bien trop grosse pour des masques taille standard. Angoisse. J’avoue. Si certains ont dû forcer sur les verres de rosé pendant ce confinement, moi, j’ai sacrément abusé de gâteaux. Tous les deux jours, on fait des pâtisseries. Festival de chocolat, sucre vanillé et calories.

Le constat est là : même ma tête a grossi.

Je le savais. L’autre jour, déjà, j’avais eu une mauvaise surprise : quand je m’étais assise sur le transat au jardin, un grand crac s’était fait entendre. Pour faire comme si de rien n’était, j’avais gentiment allongé les jambes et fait un coucou de la main à ma famille qui s’était retournée en entendant le bruit. Se donner une contenance et masquer les apparences. J’avais dû attendre qu’il n’y ait plus personne au jardin pour inspecter mon fauteuil et observer la jolie fissure qui lézardait le plastique, juste là, à l’endroit où on pose son séant.

Odieuse je suis !

Les élastiques de mes leggings étaient donc bien plus souples et tolérants que ceux de ces foutus masques en tissu, trop raides et serrés. Quand l’homme les a essayés, j’ai retenu ma respiration. Puis, je me suis détendue. Ils étaient bien trop petits pour sa grosse tête aussi ! Un tel drame, quand il est partagé, à une bien meilleure saveur. « Dis, chéri, reconnais-le, tu as un peu grossi, non ? ». Quelle morue je suis parfois. J’avoue.

Il s’en est même fallu de peu pour que je ne lui demande si ce n’était d’ailleurs pas lui qui avait cassé le transat… Mon génie a quelque chose d’élastique et maniable, je sais ! Plus qu’à trouver une bonne âme qui aura la gentillesse de rafistoler les masques. Pour la remercier, je lui ferai un délicieux cake au chocolat.


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