Mila en confinement : « Ma méthode à moi pour le nettoyage de printemps ! »

Pour commencer, j’ai ouvert grand les fenêtres. On se sent moins enfermés quand les nuages viennent s’étirer sur le parquet de la maison. De l’air. Vite.

Première étape de cette mise à demeure forcée : un grand rangement, suivi d’un grand nettoyage de printemps. Le programme ? Ranger la maison, de la cave au grenier. Vider chaque caisse, chaque tiroir, chaque cachette. Effectuer un tri. Ranger proprement ou éliminer définitivement.

Je profite du fait que l’homme soit obligé encore d’aller au boulot pour me lancer dans cette activité. Car il ne supporterait pas la vision d’horreur des montagnes de jouets, des piles de vêtements et des monticules d’objets divers. Il faut dire, ma méthode a de quoi surprendre. Je vide les armoires de leur contenu et je rassemble tout au centre de la pièce avant de commencer mon réaménagement. D’un coté, ce que je garde ; de l’autre ce que j’élimine. Les tas en tout genre se multiplient et à moins d’être un pro du slalom, il devient impossible de circuler.

Les enfants sont briefés : ils savent quoi faire.

Ma fille, pourtant plus jeune que mon fils, s’en sort mieux à ce jeu du grand rangement. Elle garde. Elle jette. Pas d’hésitation. Décision dans la seconde. Mon ket, c’est tout l’inverse. Il tergiverse, il hésite. Il fait tout avec lenteur. Il prend l’objet, regarde l’objet, caresse l’objet et pose l’objet. 5 minutes d’écoulées. Et une décision quasi impossible à prendre. On soupire. Mais on n’est pas dupes : notre côté tornade doit l’énerver et l’épuiser aussi.

Un plaisir indescriptible

Quand je quitte une pièce et que tout est parfaitement nettoyé et rangé, je ressens une satisfaction difficile à vous décrire. Le plaisir du travail bien fait, le bonheur de savoir que rien n’est plus jeté en boule dans un coin et que chaque chose est à sa place. Il y a tant de choses sur lesquelles nous n’avons pas de prise dans ce monde qui tourne fou. Alors, ça fait du bien de mettre de l’ordre chez soi.

J’ai empilé dans un coin de la buanderie les caisses pleines d’affaires que je ne veux plus voir mais qui pourront encore servir ailleurs. Je les proposerai plus loin. Plus tard. Quand on pourra à nouveau serrer la main de son voisin ou lui claquer une bise sur les deux joues ! En attendant, confinement. Pour les caisses, aussi!


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