Le clin d’œil de Mila : « Je pensais pourtant avoir trouvé l’idée du siècle… »

Les portes de saloon, ça a un petit côté ludique. J’aime beaucoup ! Dans un quotidien pas toujours rigolo, ça met un peu de folie, un peu de piquant…. Comme si, en les franchissant, on devenait un peu Calamity Jane ou Lucky Luke ! Regard pénétrant et aura de mystère. Les codes du western à la maison, rien que ça !

C’était décidé, j’en voulais chez moi ! Quand je les ai dénichées sur un site de revente, j’ai sautillé de joie. Car en fait, ça ne se trouve pas si facilement. Il a fallu les nettoyer, les poncer un chouia et les raboter aussi, afin qu’elles rentrent pile poil dans l’espace prévu. Je les destinais à notre chambre qui recouvre un étage complet de la maison : grand lit, garde-robe, baignoire, vasque. Et toilettes, à part. Les portes de saloon allaient donc faire office de séparation entre le wc et le reste de la grande pièce.

L’idée du siècle ?

J’étais trop fière de ma trouvaille. En plus d’être joli, cela permettait aussi d’éviter de devoir mettre une porte pleine, qui aurait pris plus de place dans l’espace et aurait été plus compliquée à ouvrir vu la disposition des lieux. Un mot, un geste, foreuse et visseuse ont fait le reste.

Hélas, je ne suis plus très sûre aujourd’hui que cela ait été l’idée du siècle. Parce que, soyons honnêtes, faire même un tout petit pipi minuscule au saut du lit, alors que l’autre se prélasse encore sous la couette, et qu’on est séparés seulement par ce genre de porte, c’est peu motivant. Pour vous dire à quel point ça me chipote : même la nuit, je descends d’un étage pour éviter qu’un bruit incongru ne casse à jamais mon image de cowgirl sexy !

« Un effet de surprise plus glauque que glamour »…

Vous me direz, mes portes, je pourrais en jouer et me cacher, vêtue de bas résille, derrière les deux battants, avant de les ouvrir d’un coup en criant Yepaaa ! Mais il me semble que l’effet de surprise serait plus glauque que glamour et que mon amoureux partirait seulement dans un grand éclat de rire humiliant. Je serais alors obligée de sortir le colt planqué dans mon corset. Pan pan. Parce qu’on ne se moque pas de Calamity Jane, nom d’un pétard ! Vous imaginez, la case prison, pour avoir fait seulement le choix de portes de saloon. Damned ! Décorer sa maison, ce n’est pas toujours sans risques !


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