Ce marbre belge a la cote !

On l’appelle noir, noir de Mazy. Une pierre 100 % belge que l’on n’hésite pas à dénommer « marbre noir » tant sa texture particulièrement fine, dépourvue de pores, de veines, de stylolites ou encore de fragments de fossiles en fait un matériau d’exception. Une fois poli, il se pare d’un noir profond, parfaitement uniforme, rehaussé d’un velouté remarquable.

100 % belge

La Wallonie et le marbre, c’est une affaire ancienne. En effet, on a notamment retrouvé des dalles funéraires romaines en marbre noir datant du 2e siècle dans les catacombes de la citadelle de Namur. Mais c’est surtout à partir du 15e siècle que le commerce de cette pierre d’exception va se développer. On en retrouve alors dans le monde entier, des mosquées du Moyen-Orient au grands palais indiens. Tous les grands d’alors jettent leur dévolu sur cette pierre si pure et si résistante. On en trouve même à Buckingham Palace ! Il faut dire que le commerce de pierre noire était grandement facilité par la présence de la Meuse toute proche qui permettait un transport fluvial aisé.

Aujourd’hui, si des exploitations comme la carrière Dapsens extraient encore de la pierre bleue qui, une fois polie, se pare de noir, seule la carrière souterraine de Golzinne près de Gembloux, exploite encore un gisement fort d’une pierre parfaite. Il faut néanmoins descendre à 66 m de profondeur pour le trouver ce qui le rend particulièrement compliqué à extraire.

Le gisement de Golzinne est néanmoins loin d’être épuisé. Chaque année, quelque 200 m³ de pierre sont extraits. Une production au compte-gouttes qui, une fois travaillée, est souvent destinée à un usage exclusif, tarif très élevé oblige, qu’il s’agisse d’un revêtement de sol, d’une cuisine ou encore d’une salle de bain. Il est par contre déconseillé de l’utiliser à l’extérieur, sa résistance au gel étant moindre que celle d’une pierre bleue conventionnelle.


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