7 secrets étonnants sur le Berghof, la maison d’Hitler

Cette année marque le 75ème anniversaire de la fin de la Seconde Guerre Mondiale. L’occasion de revenir sur quelques édifices marquants de cette dramatique période de notre histoire, à commencer par la seconde résidence d’Hitler, le Berghof.

Si Berlin était la capitale officielle de l’Allemagne, de manière officieuse, c’est bien au Berghof que tout se décidait lorsqu’Adolf Hitler était au pouvoir. En effet, en 1922, Hitler était tombé amoureux d’une région montagneuse de Bavière, l’Obersalzberg. En 1928, il a loué une petite maison, qu’il finît par racheter en 1933 grâce au succès de son livre, « Mein Kampf ». Il entama alors des travaux titanesques qui transformèrent cette charmante petite maison bavaroise en véritable temple à son honneur…

1. Le Berghof est souvent confondu avec d’autres lieux…

Le Berghof était la résidence d’Hitler. Mais la région de l’Obersalzberg comportait de nombreux autres points de chute, comme le nid d’aigle, le « Kehlsteinhaus ». Ce dernier était (et est toujours) un point d’observation au sommet d’une montagne, à plus de 1.800 mètres de hauteur. Hitler ayant le vertige, il ne s’y est rendu qu’une vingtaine de fois ! Le site de l’Obersalzberg comptait également un théâtre (gratuit pour les ouvriers et prévu pour 2.000 personnes), une maison de thé, une gigantesque ferme au rendement pathétique, quelques maisons de dignitaires nazis (comme Bormann et Göring), ainsi qu’une caserne SS, le « Kampfäusl ».

2. Hitler dessina lui-même les plans

Hitler rêvait d’être un architecte… La vie lui a donné une toute autre vocation, bien plus sombre, mais il s’est rattrapé en dessinant lui-même une bonne partie des plans d’agrandissement de sa maison. Albert Speer, son architecte officiel, ne fût que modestement impliqué dans les travaux, alors que lui aussi possédait une maison sur le site. Une annexe bien plus grande que la maison elle-même fût rajoutée, des garages installés et des ailes à l’arrière de la maison donnaient à l’ensemble une allure aussi massive que patibulaire…

3. Une gigantesque baie vitrée

« J’ai fait construire la maison autour de cette vitre ». Hitler voulait impressionner ses invités par un tour de force technique permettant une vue imprenable sur les montagnes des alentours. La baie vitrée était en effet gigantesque, on parle de 8m de long sur 4 m de haut, et était composée de 90 vitres !

4. Un luxe inouï et une forteresse bien gardée

Complètement mégalomane, Hitler a dépensé des millions dans cette maison. L’or et le marbre s’y côtoyaient, alors que tous les éléments étaient à la gloire du Führer : de la vaisselle aux serviettes, en passant par les couverts et les horloges, quasiment tout était estampillé des initiales AH ou du symbole nazi…

Ce luxe était également précieusement gardé. Les habitants de la région furent chassés sans ménagement et plusieurs périmètres de sécurité furent installés, avec gardes armés, barbelés et barrière.

5. Un improbable réseau sous-terrain

Au fil de la guerre, les bombardements se rapprochaient du Berghof. Ni une, ni deux, le gouvernement allemand ordonna la mise en chantier d’un réseau de bunkers souterrains permettant non seulement de survivre, mais également d’y commander l’Allemagne. Extraordinairement sophistiqué, ce complexe disposait d’un système de traitement et de recyclage de l’air, d’un monte-charge capable d’embarquer un camion et de très sophistiqués systèmes de télécommunication.

6. La maison fût détruite à plusieurs reprises

Aussi curieux que cela puisse paraître, ce n’est qu’à la toute fin de la guerre, le 25 avril 1945, que les alliés bombardèrent le site de l’Obersalzberg. Le Berghof, pourtant, restait encore plus ou moins debout après ce raid aérien. A l’annonce du suicide d’Hitler, des SS tentèrent de terminer le travail en y boutant le feu. Très peu de temps après, ce sont les alliés qui y débarquèrent, pillant allègrement la maison. Les vestiges de ce passé nazi attirant un tourisme nostalgique, les autorités bavaroises décidèrent de faire sauter la maison en 1952, ainsi que plusieurs autres vestiges du site. En 1995 et au début des années 2000, les dernières ruines furent dynamitées. Aujourd’hui, la végétation a repris ses droits et un hôtel 5 étoiles a vu le jour.

7. Les Américains se sont trompés d’adresse

Aujourd’hui encore, les discours divergent. Les Américains annoncent fièrement être arrivés les premiers au Berghof, mais les Français ne cessent d’affirmer le contraire ! Ce qui semble sûr, c’est que les Américains se sont… trompés d’adresse en arrivant ! En effet, ils sont dirigés droit vers Berchtesgaden, une petite ville des environs, alors que les Français avaient avec eux un militaire qui connaissait le coin !


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