Télévision : utiliser l’IPTV, quels sont les risques ?

Pour une petite centaine d’euros par an, il est désormais possible d’accéder à des milliers de chaînes de télévision, en ce compris payantes, ainsi qu’à des contenus de streaming habituellement réservés aux plateformes comme Netflix ou Amazon Prime.

Un petit miracle, tout à fait illégal, qui porte le nom d’IPTV. Abréviation d’Internet Protocol Television, l’IPTV désigne donc la diffusion de canaux de télévision par l’intermédiaire d’une connexion internet, que cela soit sur votre téléviseur, votre tablette ou encore votre smartphone.

Comment ça marche ?

Pour bénéficier de ce service, il suffit d’acquérir une box TV équipée d’un logiciel qui tourne généralement sous Android. Jusqu’ici, rien d’illégal. Mais lorsque ce boîtier multimédia se « sert » auprès de serveurs alimentés de façon illégitime (notamment sans payer les droits de diffusion), cela devient illicite.

En Belgique, comme dans bon nombre d’autres pays européens, ces fournisseurs illégitimes se trouvent en quelques clics sur internet. Certains ont parfois même pignon sur rue, écoulant l’abonnement illégal sous le comptoir. Une fois que vous payez ce précieux sésame, le fournisseur illégitime enregistre l’adresse IP de votre box dans la liste des boîtiers autorisés à lire le contenu télévisuel qui, en amont, a été récupéré par des pirates informatiques.

Opération risquée ?

Le fait de rémunérer ces organisations criminelles peut être sanctionné par une amende au civil, à condition que les ayants droit déposent plainte avec une requête en dommages et intérêts. Mais en pratique il y a très peu de chance que cela arrive. C’est pour cette raison que les ayants droit préfèrent s’attaquer aux pirates eux-mêmes, comme ce fut le cas en septembre 2019 avec le démantèlement du réseau Xtream Codes.

Il convient donc de garder à l’esprit que lorsqu’on finance ce type d’activités illégales, on concoure en même temps à entretenir une concurrence déloyale, avec des conséquences financières qui peuvent être très lourdes, tant pour les créateurs de contenu que pour les diffuseurs.


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