Le clin d’œil de Mila : « Ce petit détail qui a transformé notre jardin en hiver »

14-01-20 - Immovlan.be

Quel joli mot que celui de brasero ! Le prononcer suffit à nous emmener ailleurs : certains se verront sur la banquise, entourés d’esquimaux tout emmitouflés et qui se réchauffent le bout du nez ; d’autres encore se retrouveront en Espagne, à regarder des danseuses endiablées onduler comme les flammes. Du bleu glacial. Du rouge flamboyant. Le brasero, tout lui va !

Il y a peu de temps, nous sommes rentrés des courses avec le nôtre : l’achat imprévu et coup de cœur au détour d’un rayon. Briquettes de bois, allume-feu. On était prêts. L’homme était excité comme une puce et les enfants sautillaient de joie. Moi, je n’arrêtais pas d’appeler à la prudence. Si homme aimer feu, femme avoir peur quand même un peu.

J’ai gâché la fête…

C’est que nous n’avons pas tant de place pour notre brasero, et que je le trouve toujours trop près de ceci ou de cela. « Cette branche d’arbre là, elle pourrait s’embraser, non ? » « Et le pvc de la porte de la remise, il ne commence pas à trop chauffer ? ». J’avoue, j’ai un peu gâché la fête. Mais il faut être prudent, n’est-ce pas ? Quand on joue avec le feu, on risque de se brûler. Et c’est même pas moi qui le dis !

Ambiance « conseil d’indiens »

En deux temps, trois mouvements, les enfants, tout heureux, sont allés chercher les quelques cartons qui restaient dans la remise. Boîtes à chaussures, pile de vieux journaux. Le feu grignotait tout. On s’est installés autour, tranquilou, et on l’a regardé dévorer les briquettes et les papiers. Clairement, ce fut mon moment préféré. Plus d’esquimaux emmitouflés ou de danseuses endiablées. Juste un conseil d’indiens, assis en silence et qui parlent avec les yeux. On aurait pu se passer le calumet de la paix en signe d’amitié et de calme retrouvé. C’était magique. Juste le bruit du bois qui craque et le rouge incandescent des braises. Un vrai spectacle !

Un brasero joli, mais épouvantable…

Par contre, si on l’a choisi élégant, notre brasero, on ne l’a clairement pas choisi pratique. Hélas. Il est tout ciselé de partout. Vous visualisez ? Le pourtour est fait de lattes de métal espacées les unes des autres. Alors c’est très joli à regarder car cela crée de la profondeur, mais c’est affreux à nettoyer. Car les cendres ne tombent bien entendu pas simplement dans l’assiette en fonte censée les recueillir. Ce serait trop idyllique. Non, elles volent tout partout, c’est beaucoup plus rigolo.

La morale de l’histoire…

Au matin, c’est donc une terrasse grise de cendres que nous avons retrouvée. Je vous assure que le nettoyage qui s’impose gâche le plaisir de la veillée autour du feu. J’ai juré comme un charretier. Le calme de l’indienne en moi n’était plus qu’un lointain souvenir. Bref, quand vous hésiterez devant l’un ou l’autre modèle, pensez à moi ! Achetez-le malin et prenez le plein. C’est la seule chose dont il faut s’assurer!

Pour le reste, que vous soyez soirées de charme en amoureux ou soirées de partage entre amis, soirée folle de marshmallows en famille ou de solitude appréciée, le brasero est le bon plan ! A vous les feux de joie !


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