Le clin d’œil de Mila : « Pourquoi cette année, j’ai eu envie de zapper le sapin ! »

Les derniers chocolats de Saint-Nicolas à peine avalés, il faut penser à Noël déjà. Les guirlandes lumineuses et autres décorations de fin d’année envahissent nos villes depuis plusieurs semaines pour nous rappeler que le compte à rebours est lancé et que l’on ne doit pas traîner si on veut être à temps pour fêter Noël.

Et pourtant, j’ai un truc à vous avouer : cette année, j’ai eu envie de zapper le traditionnel arbre de Noël. Mais non ? Mais si ! Et certains doivent rester en apnée en lisant ces lignes. « Un Noël sans sapin, sacrilège ! ». Peut-être. Sans doute. Mais quand même.

Respect de la nature ?

Un sapin en plastique réutilisable ? Pas assez authentique : j’aurais l’impression d’un Noël en toc . Un sapin en pot à conserver ? Pas franchement pratique : faut trouver où le faire patienter jusqu’à l’an prochain. Un sapin coupé qui va doucement se ratatiner jusque janvier ? Je trouve ça triste désormais. Un arbre, c’est précieux. Je ne vous apprends rien.

En réalité, j’adorerais que tout se passe comme dans le livre que je lisais à mes enfants quand ils étaient petits : le sapin majestueux restait bien vivant, au cœur de sa forêt et, la nuit de Noël, tout le monde partait l’admirer sous le ciel étoilé. J’adorerais. Soupirs. Perplexité. Il fallait trouver une solution.

Une solution qui sent le sapin ?

L’homme était d’avis de ne pas mettre de sapin du tout. Les enfants n’étaient, évidemment, pas d’accord. Alors, comme dans la vie tout est question de compromis, j’ai proposé du sapin, oui, mais autrement ! Le plan ? Recouvrir les buffets du salon de simples branches. Comme un tapis de forêt déroulé. Comme un puzzle de verdure superposée. De l’écologique, de l’économique, du pratique et du créatif. Rien que ça ! Danse de la victoire. C’est qui, la mère Noël la plus futée ? Ho Ho Ho !

On est donc partis acheter nos branchages et on les a savamment disposés sur les meubles. Relief végétal et odeur de pin assurés. On a glissé la guirlande lumineuse par dessus, par dessous. Des points scintillants partout dans les branches. Puis, on a pioché dans la caisse aux trésors des boules de Noël qu’on a mis ci et là, enfoncées parfois sous les épines ou posées simplement sur l’écrin de verdure. Du spontané réfléchi. De l’organisé fantaisiste.

Des boules à neige faites maison !

J’ai promis de bricoler aussi des boules à neige tout bientôt, avec cette technique qui fleurit partout sur le net et qui ne vous a sans doute pas échappé. Vous retournez des verres à vin par dessus des petits objets symbolisant Noël ; vous habillez le pied du verre de rubans, nœuds ou ficelles et vous posez une bougie chauffe-plat sur le socle renversé. Boules à neige uniques faites maison et lumières magiques dans la chaumière.

Moi, c’est ça qui me plaît. L’audace et l’originalité, même dans les traditions. La vérité, c’est qu’il y a mille et une façons de garnir son arbre de Noël. Ou de le construire. Ou de s’en passer. Mais il n’y a qu’une chose qui compte en fait : c’est que chacun d’entre vous vive son univers de Noël comme il l’entend, sans se sentir obligé de rien. Et tant mieux si vous le vivez comme un enchantement !


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