Vous habitez une vieille maison vétuste ? Votre bilan carbone n’est peut-être pas si mauvais…

04-12-19 - Immovlan.be

La consommation des 10% de personnes les plus riches de Belgique occasionne la production du double de gaz à effet de serre que celle des 10% les plus pauvres, confirme une étude du bilan annuel Pauvreté et Exclusion sociale.

Chez les personnes défavorisées, ce sont essentiellement l’énergie et le logement qui pèsent mais chez ceux qui ont plus de moyen, la part détenue par les transports, les biens et les services augmente dans ce constat. Au point qu’elles polluent nettement plus…

Les personnes pauvres consomment peu, mais le peu d’énergie qu’elles brûlent passent dans leur consommation d’énergie. En effet, le rapport indique que ces personnes « habitent souvent des logements vétustes et énergivores, conséquence du fonctionnement de notre marché immobilier ». En 2013, 55% des ménages défavorisés de Flandre habitaient un logement énergivore, contre 37% des autres ménages. En 2018, ces catégories représentaient respectivement 35% et 17%.

Les loyers augmentent plus vite que les dépenses énergétiques ne diminuent

Peter Raeymaeckers, un des rédacteurs du bilan annuel, estime qu’un rôle important est dévolu aux autorités dans le fait de rendre le parc immobilier des ménages pauvres plus passif. « Lorsque qu’une habitation devient moins énergivore, le loyen augmente. L’augmentation des dépenses de logement ne semble pas entièrement compensée par des coûts d’énergie inférieurs. Il faut donc aussi une politique écosociale qui fasse en sorte que la hausse du loyer soit compensée par la baisse du coût énergétique. »

Petra Zsuzsa Lévay et Josefine Vanhille, de l’UAntwerpen, ont travaillé avec une banque de données qui combine consommation, revenus et données sur les émissions de gaz à effet de serre de chaque catégorie de consommation.


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