Le clin d’œil de Mila : « L’enfer pour mon homme, c’est mon canapé ! »

03-12-19 - Immovlan.be

A chaque saison ses plaisirs. Alors, quand l’automne est trop bien installé déjà et que la nuit noire s’abat sur nous avant même la sortie du boulot, on aime à se précipiter chez soi. Pour enfiler de grosses chaussettes, allumer le chauffage, et vite, vite, aller se planquer devant la télé sous notre plaid adoré. Oui, désormais, notre endroit préféré sera, pour quelques temps, le canapé !

Enfin, ça n’est pas vrai pour tout le monde. Chez nous, les soirées canapé ne se passent pas toujours bien. C’est que, voyez-vous, l’homme ne le trouve pas à son goût. Alors il gigote, remue, soupire, et souvent, se relève en pestant sur ce « foutu-canapé-qui-n’en-est-pas-un ». Je sais alors qu’il aura beau essayer dix fois de s’installer confortablement, ça n’ira jamais.

C’est vrai : ce canapé, c’est moi qui l’ai choisi. Et quand l’homme m’a rencontrée, il trônait déjà dans mon salon. Je reconnais volontiers que ce n’est pas très exactement un canapé classique : c’est une superposition d’immenses coussins rectangulaires, très épais et relativement mous, qui forment presque une sorte de lit.

Un désastre ergonomique !

L’assise est basse, très basse : ce n’est donc pas toujours simple de s’en extirper. Et elle est large, très large aussi : à moins de poser le postérieur au bord du coussin, nos pieds ne touchent jamais le sol. Et enfin, comble de l’horreur pour l’homme, il n’y a pas de dossier à proprement parlé : juste de nombreux coussins jetés contre le mur pour faire comme si.

Mais moi, c’est précisément ça que j’aime ! Un grand fauteuil atypique dans lequel je peux me jeter de mille façons. Je peux faire un plongeon, la tête en avant, et m’y vautrer de tout mon long. Je peux m’y installer en tailleur en réaménageant à loisirs les coussins dans mon dos. Je peux ramener les genoux sous ma poitrine sans que le moindre orteil ne dépasse du canapé. L’ensemble est si profond qu’on peut même s’y imbriquer comme deux pièces de puzzle pour faire une sieste câline. C’est simple, ma banquette modulable à souhait, je l’adore !

Chantage affectif ?

D’ailleurs, c’est bien la raison pour laquelle l’homme ne l’a pas encore jetée par la fenêtre. Il sait à quel point j’y tiens ! C’est compliqué d’emménager avec quelqu’un : on a l’un et l’autre des meubles qu’on n’aurait franchement pas choisis tout seul. Le rêve ? Ce serait d’avoir chacun une pièce à nous. Pour moi, un boudoir ultra coloré dans lequel je pourrais installer mon énorme fauteuil-pouf de contorsionniste. Pour lui, un bureau épuré dans lequel il y aurait un canapé en cuir dur avec relax électrique intégré.

Parce que c’est ça qu’il aime, lui. Du costaud, du lourd. Du solide dans lequel on se sent soutenu et dans lequel on se retrouve assis pour du vrai. Ou couché comme un pépé. Du confortable qui selon moi, manque cruellement de fantaisie et nous vieillit déjà.

Canapés de la discorde. Soupirs ! 

Heureusement, on est d’accord sur l’essentiel : quel que soit le canapé, ce qui compte, c’est la personne avec laquelle vous y partagez votre plaid! Ouf ! Sauvés !


Retour aux nouvelles