Cette formule commerciale est plus populaire que jamais !

02-12-19 - Immovlan.be

À l’approche des fêtes de fin d’année, les commerces éphémères, que l’on appelle aussi pop-ups, fleurissent plus que jamais un peu partout. Une formule qui offre de multiples avantages et qui résout en partie le problème des surfaces commerciales inoccupées.

C’est que le taux d’inoccupation augmente dans bon nombre de rues commerçantes belges. Au début de l’année, environ 12 % des cellules commerciales étaient inoccupées en Belgique. Les gestionnaires et exploitants des centres commerciaux essaient d’inverser la tendance au moyen de diverses initiatives, notamment grâce aux boutiques éphémères.

Le vide dérange

Six consommateurs sur dix apprécient beaucoup les commerces éphémères et près de trois sur dix les adorent. Par ailleurs, il ressort pour la première fois que les cellules commerciales inoccupées rebutent les visiteurs. Les cellules vides dans les centres commerciaux dérangent un Belge sur trois. Et un consommateur sur sept fait même moins souvent du shopping pour cette raison. C’est ce qui ressort de l’enquête annuelle sur le shopping menée auprès de 1.605 Belges par Ceusters, le plus grand gestionnaire de centres commerciaux dans notre pays.

Que ce soit dans les grandes villes comme Anvers, Bruxelles et Charleroi ou les petites villes comme La Louvière et Sint-Niklaas, personne n’y échappe : les magasins traditionnels éprouvent toujours plus de difficultés à garder la tête hors de leau. Cette année, le taux d’inoccupation dans les rues commerçantes belges a augmenté pour la onzième année consécutive. Au 1er janvier, 11,9 % des cellules commerciales étaient inoccupées. À titre de comparaison, lors de l’éclatement de la crise économique en 2008, 7,6 % seulement des surfaces commerciales étaient des cellules vides.

Il ne faut pas chercher très loin la raison pour laquelle les cellules commerciales inoccupées se multiplient : moins de passage, plus de commandes en ligne, changement de comportement d’achat ou encore problèmes d’accessibilité. Ce ne sont plus seulement les rues commerçantes qui font face à des cellules commerciales vides, mais aussi les centres commerciaux.

Pop-ups, la solution miracle ?

Les gestionnaires et propriétaires de centres commerciaux essaient d’inverser la tendance en recourant à des commerces éphémères et d’autres solutions commerciales temporaires, comme des animations à destination du chaland. Rien que sur les trois premiers trimestres de 2019, les locations temporaires ont représenté 5,6 % de la surface des centres commerciaux gérés par Ceusters.

Des pop-ups qui restent particulièrement populaires. En effet, près de huit consommateurs sur dix ne font pas la différence entre la qualité des commerces éphémères et des magasins ordinaires. Une formule qui semble donc séduire de nombreux adeptes du shopping !


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