Certificats verts : une solution miracle du gouvernement wallon ?

Le dossier des certificats verts revient régulièrement sur le devant de la scène. En 2011 et 2012, la politique du gouvernement wallon fût bien trop clémente, créant un trou béant dans la caisse. Comment résoudre cet épineux problème ? Le gouvernement actuel nous annonce une formule presque magique…

Les certificats verts, c’est quoi ? On peut les considérer comme des incitants aux producteurs d’énergie verte (panneaux photovoltaïques, éolienne, biomasse…). Ces certificats, dont le nombre dépend de la production d’énergie verte, furent principalement attribués aux « gros » producteurs.

« ça a dérapé »…

Il y a donc 6-7 ans, le « système des certificats verts a dérapé » annonçait sans détour Jean-Luc Crucke, ministre wallon de l’Energie et des Finances. Ce « dérapage » a créé une bulle de plusieurs centaines de millions d’euros. Une situation intenable pour la région. La précédente majorité avait trouvé une solution : réduire la durée d’octroi de ces certificats verts de 15 à 10 ans pour un peu plus de 80.000 ménages. Mais cette solution s’est rapidement avérée insuffisante… De plus, il faut également savoir que le contribuable met lui aussi la main à la poche, payant un supplément de 13,8 euros par 1.000 kWh consommés.

Une nouvelle majorité, une nouvelle solution ?

La nouvelle majorité MR-cdH entend poursuivre ce mécanisme, mais en le diluant et en le rallongeant jusqu’après 2030. Quant aux certificats verts passés et actuels, c’est la banque BNP Paribas qui s’en chargera. Concrètement, la surcharge (baptisée Elia du nom du gestionnaire du réseau de transport d’électricité) est maintenue, mais sera ramenée à 7,58 € d’ici 10 ans. Aucune nouvelle taxe n’est prévue.

Solution miracle, vraiment ?

Le PS, en la personne de Paul Furlan, ancien ministre de l’énergie, ne croit cependant pas trop en cette nouvelle formule. Il s’explique en effet à nos confrères de Sudpresse : « la solution Crucke, c’est un étalement de la dette, que l’on confie au privé. Nous proposions de payer sur 10 ans ; ici, ce sera 20 ans. Et au final, les Wallons payeront plus cher. Notamment parce que, avec le privé, il y aura un taux d’intérêt, ce qui est normal, et une prime de risque. »


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