En manque d’argent, l’Eglise se sépare de ses biens immobiliers

La crise immobilière touche tous les secteurs. L’Eglise n’y échappe pas, et de nombreux bâtiments sacrés sont mis en vente. Une aubaine pour certains, un sacrilège pour d’autres.

Alors que Benoït XVI annonce son départ du Vatican, les responsables ecclésiastiques français ne savent plus quelle économie réaliser pour lier les deux bouts, et éviter "une certaine faillite" de leur activité.

Récemment, le diocèse de Poitiers décida de mettre en vente 8 bâtiments de son patrimoine immobilier qui en compte 150. Il s’agit principalement de vieux presbytères inutilisés.

D’ici 2030, 5 à 10% de l’ensemble du patrimoine immobilier religieux de France serait vendu ou détruit. Soit entre 5 et 10.000 édifices, sur les 100.000 monuments que compte l’Hexagone.

Eglise Notre Dame de Paris

L’absence d’argent frais empêche la restauration des églises, de leurs toitures ou des fresques qui s’y trouvent. En parallèle, la célèbre église Notre-Dame de Paris célébrait il y a quelques jours ses 850 ans avec 9 nouvelles cloches. Coût total: plus de 2 millions d’euros entièrement financés par des dons.

La vente d’églises, de prieurés, d’abbayes ou de chapelles devient légion, et semble attirer de plus en plus d’investisseurs. Des particuliers en quête d’originalités, mais aussi des chaînes de fast-food; KFC serait tentée par l’achat de l’église Saint-François-d’Assise, à Vandœuvre, près de Nancy. Au grand dam des riverains.

photo: Flickr Zoltán Jánosi (c)


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