Actualité – Surévaluation du marché immobilier? Les spécialistes s'insurgent.
L'indice TREVI du deuxième trimestre 2012, un baromètre de l'évolution des prix de l'immobilier résidentiel en Belgique, s’inscrit à la baisse avec 111.02. Ce qui le fait revenir à son niveau de fin 2011.

Les raisons de ce tassement sont probablement à chercher dans l’instabilité politico-économique que nous avons traversée ces derniers mois.
Les craintes relatives à une déstabilisation massive du système bancaire suite aux défections avérées des Grecs et des Espagnols et celles potentielles de l’Italie créent des pertes boursières importantes et renforcent un sentiment particulièrement négatif sur les perspectives à court et moyen terme.
La situation belgo belge actuelle ne peut qu’amplifier les craintes des investisseurs et en particulier celles des petits investisseurs. Les bruits d’un prochain conclave budgétaire pouvant affecter les propriétaires et les dernières décisions politiques sèment le trouble dans la gestion en bon père de famille que le Belge a eu jusqu’ici l’habitude de respecter.
« Les prévisionnistes peuvent se tromper. Les chiffres eux ne mentent jamais. »
Les prévisions alarmantes de certains analystes ont également contribué à ralentir l’appétence des investisseurs tablant peut-être sur une future baisse de prix. Une première étude à laquelle bon nombre de médias ont donné suite, portait sur la surévaluation du marché de ± 55 – 60 %.
Le groupe immobilier TREVI s’étonne de ces annonces et des argumentations qui les accompagnent.
Ces annonces de surévaluation s’appuient sur le fait que la croissance des prix avait été nettement plus élevée que les salaires et que par conséquent les prix de l’immobilier devaient immanquablement retomber de manière importante. Or, TREVI souligne que le niveau des salaires n’est jamais un facteur déterminant du prix de l’immobilier mais un de ses paramètres et pas le plus essentiel et que le prix moyen d’un appartement de 70m² est bien moindre que chez nos voisins européens.
En chiffre,
- Le prix moyen d’un appartement de 70m² correspond à
| Pays | Correspondance en années de salaire brut |
| Belgique | 4 ans |
| Espagne (après les affres de la crise) Pays- Bas Autriche |
entre 6 et 7 ans |
| France Italie |
entre 8 et 9 ans |
basé sur une étude comparative de DELOITTE
- Le prix moyen d’achat en immobilier neuf
| Villes européennes | Prix moyen en €/m² |
| Bruxelles, Berlin, Turin, Linz (Autriche) et Prague | 2.400 €/m² |
| Hambourg, Frankfort | > 3.300 €/m² |
| Copenhague | 3.500 €/m² |
| Lyon | 3.700 €/m² |
| Milan, Rome | 4.000 €/m² |
| Marseille | 4.200 €/m² |
| Paris | >8.000 €/m² |
Comparativement à quelques autres villes, le chiffre du prix moyen en immobilier neuf belge et à Bruxelles, la ville la plus chère du pays, reste extrêmement raisonnable.
L’agence immobilière souhaiterait enfin demander aux analystes et prévisionnistes de se rappeler que, sur ces 5 dernières années, leurs prévisions de forte chute des prix de l’immobilier résidentiel se sont révélées jusqu’ici largement inexactes et que sur les 40,50 dernières années, l’immobilier n’a jamais connu de chute de 20, 30 %/an.
Via son indice, TREVI et son Administrateur Délégué, Eric Verlinden, ne souhaitent pas embellir la situation mais prévoient une année qui offrira sans doute une hausse comprise entre 2,5 et 3 %.
La baisse actuelle du taux d’intérêt permettra de conserver un rythme soutenu dans les transactions, à condition que le gouvernement prenne les bonnes décisions en matière fiscale et n’oublie pas d’offrir aux nombreux petits investisseurs un cadre sécurisant, clair et une perspective de stabilité rassurante.

source Trevi Groupe.
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